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lundi 13 juillet 2026

Noble

 

Un nobiliaire est un registre contenant le relevé des familles nobles. L'adjectif nobiliaire signifie qui appartient à la noblesse, qui lui est propre, qui la concerne. Ce mot est dérivé du latin nobilis (noble), avec le suffixe -aire.

Le nom et adjectif nobilissime était, dans l'histoire romaine, un qualificatif honorifique.

Une nobilité est la qualité d'une terre noble.

Un noble était une monnaie d'or.

A. L'adjectif noble qualifie quelqu'un qui, en France, appartient, par naissance ou par anoblissement, à une classe sociale exerçant à l'origine le métier des armes ou, plus tardivement, certaines charges, et en jouissant, en contrepartie, de certains privilèges ; quelqu'un qui, hors de France, appartient par naissance, fonction, élévation par le souverain, à une classe sociale jouissant de certaines prérogatives ; ce qui est propre aux nobles ; leur est relatif ; ce qui appartient à un noble, à une famille noble ; ce qui est composé de nobles ; ce qui est habité, occupé par des nobles. Une, un noble sont ceux qui appartiennent par naissance, fonction, élévation par le souverain, à une classe sociale jouissant de certaines prérogatives, charges ou privilèges. Ce mot est emprunté au latin nobilis (de noscere « connaitre » proprement « ce que l'on peut connaitre »), de là « connu ; bien connu, fameux (pour une personne ou une chose)», par extension « de famille noble, de naissance noble ; noble », nobiles « les nobles, la noblesse » (la nobilitas comprenant les patriciens, les plébéiens arrivés aux magistratures curules et leurs descendants).

B. L'adjectif noble qualifie ce qui est supérieur au reste de la catégorie, de l'ensemble, de l'espèce ; ce qui présente, possède certaines qualités considérées comme essentielles ou supérieures ; ce qui est exempt de vulgarité, de bassesse ; ce qui dénote des sentiments élevés, a de la distinction dans son allure, son comportement, sa personnalité ; ce qui a, manifeste de la dignité, de la générosité, de la grandeur dans sa pensée, dans sa conduite ; ce qui dégage une impression de grandeur, de majesté ; ce qui a des caractères empreints de régularité, de majesté, d'ampleur ; ce qui est perfectionné, d'excellente qualité, de haut niveau. Le noble est ce qui est élevé, dénué de vulgarité ; ce qui se distingue par sa qualité, sa pureté, son harmonie, sa majesté.

L'adverbe noblement signifie d'une façon noble.

Une noblesse est une qualité par laquelle quelqu'un est noble ; l'ensemble des gentilshommes et des anoblis ; un ordre social dont les membres exercent certaines fonctions et détiennent en contrepartie certains privilèges ; l'ensemble de ses membres ou de leurs descendants.

Péjorativement, une noblaillerie est le désir de paraitre noble, une prétention à la noblesse. Une noblaillonne ou noblilionne, nobillonne, noblionne, un noblaillon ou nobliau, noblilion, nobillon, noblion sont des personnes de petite noblesse ou de noblesse douteuse.

On a lu le verbe noblifier signifiant ennoblir, une noblifieuse, un noblifieur, ceux qui noblifient.

Voir aussi le Dictionnaire des belgicismes.

L'adjectif ignoble qualifiait ce qui n'est pas noble, qui est propre à une personne de basse condition ; qui appartient à la réalité commune, est trivial(e), prosaïque ; il qualifie ce qui est abject, infâme, vil ; ce qui choque violemment les sens ou le bon gout ; ce qui cause une vive répugnance. Ce mot est emprunté au latin ignobilis « de basse naissance ; inconnu, obscur ». L'adverbe ignoblement signifie d'une façon ignoble.

L'adjectif et le nom anobli, anoblie, qualifient une personne nouvellement anoblie. Le verbe anoblir signifie rendre noble ; donner la qualité de noble ou un titre de noblesse et les droits y afférant ; ennoblir, donner les qualités physiques ou morales propres à la noblesse. S'anoblir signifie acquérir légitimement la qualité de noble ou un titre de noblesse ; prendre les qualités physiques ou morales propres à la noblesse. L'adjectif anoblissant, anoblissante, signifie qui confère la noblesse. Un anoblissement est l'action d'anoblir ; le résultat de cette action ; les droits moraux attachés à une élite.

Le verbe ennoblir signifie donner les qualités physiques ou morales propres (ou supposées telles) à la noblesse ; donner à quelqu'un, lui conférer de la noblesse, de la richesse morale, de la dignité, de l'honneur, accroître sa considération ; empreindre quelque chose de noblesse, lui donner un air noble, honorable ; augmenter son éclat ; améliorer les qualités d'un matériau. L'adjectif ennoblissant, ennoblissante, qualifie ce qui ennoblit quelqu'un, quelque chose. Un ennoblissement est !'action d'ennoblir et le résultat de cette action.

Anoblir et ennoblir sont deux verbes dérivés de noble, mais ils ont aujourd’hui des sens différents. Le premier signifie que l’on confère à une personne ou à une famille les titres, droits et prérogatives de la noblesse. On dit ainsi que la cérémonie de l’adoubement anoblissait l’homme de guerre du haut Moyen Âge. Jadis, on trouvait aussi ce verbe employé absolument dans l’expression le ventre anoblit, par où l’on entendait que, dans certaines contrées, la noblesse se transmettait autant par les femmes que par les hommes. Le second verbe, ennoblir, a d’abord signifié « pourvoir d’un titre de noblesse » mais en ce sens on lui préfère aujourd’hui anoblir. Il ne s’utilise plus de nos jours qu’au sens de « donner de l’élévation, de la dignité, de la noblesse à quelqu’un ou à quelque chose ». En savoir plus : Académie française.


L’histoire de la noblesse romaine est longue et complexe, s'étendant sur plus de deux millénaires et traversant des transformations profondes, du pouvoir politique et militaire de la République à la sphère sociale et culturelle de l'époque moderne et contemporaine. On peut distinguer trois grandes phases : l’époque républicaine et impériale (antiquité), le Risorgimento et la période monarchique (époque moderne), et l'ère contemporaine.
À l'époque de la royauté romaine, l'élite était composée des patres, figures religieuses et politiques qui détenaient le pouvoir. Avec la chute de la monarchie et l'établissement de la République (vers 509 avant J.-C.), ce groupe s'est cristallisé en un ordre aristocratique héréditaire, le patriciatum. Les patriciens contrôlaient les principales magistratures, le Sénat et les terres. Leur pouvoir était fondé sur la possession de vastes propriétés terriennes (latifundia) et une lignée familiale revendiquant une ascendance divine. Les premières lois romaines, telles que les Douze Tables, témoignent des privilèges et des droits spécifiques accordés aux patriciens.
Les tensions sociales entre patriciens et plébéiens (le reste de la population romaine) ont conduit à des luttes pour l'accès aux magistratures et à la redistribution des terres. Le mariage entre patriciens et plébéiens, l'ouverture de certaines fonctions aux plébéiens, et l'émergence de nouveaux groupes sociaux enrichis grâce au commerce et aux conquêtes, ont progressivement érodé le monopole patricien. Un nouveau concept de noblesse, la nobilitas, a émergé, regroupant les familles patriciennes et celles de nouveaux riches ayant accédé aux magistratures cursus honorum. Cette nobilitas se basait moins sur l'origine exclusive que sur le prestige familial et l'exercice de fonctions publiques.
Sous l'Empire, la nobilitas est consolidée. L'empereur s'appuie sur les familles les plus influentes, les gentes romaines, pour constituer son administration et son armée. Les titres et les privilèges continuent de se transmettre au sein de ces familles. La distinction entre les patricii et les plebei s'estompe, mais la noblesse romaine, désormais plus souple en ses critères d’accès, demeure une force politique et sociale majeure. La construction de villas luxueuses et l’accumulation de richesses témoignent du faste de cette élite.
Après des siècles de fragmentation politique, l'Italie est unifiée en 1861. La noblesse italienne, divisée entre diverses dynasties régionales, se retrouve confrontée à un nouveau contexte national. Certains nobles soutiennent le Risorgimento, le mouvement pour l'unification, tandis que d'autres conservent des positions traditionalistes. L'abolition du servage et les réformes agraires fragilisent le pouvoir économique des grandes familles nobles.
Avec la proclamation du Royaume d'Italie, une nouvelle noblesse "de cour" émerge autour du roi Victor Emmanuel II et de ses successeurs. Le régime monarchique reconnaît certains titres de noblesse existants, mais en crée également de nouveaux, souvent en récompense de services rendus à l'État. Les familles nobles italiennes cherchent à moderniser leurs stratégies économiques et à s'adapter aux réalités sociales du nouveau royaume.

Plusieurs familles nobles se distinguent durant cette période, notamment les Savoie (famille royale), les Orsini, les Colonna, les Borghese, les Rospigliosi, les Barberini, et les Ruspoli. Elles possèdent de vastes domaines, des palais prestigieux à Rome et dans d'autres villes italiennes, et jouent un rôle important dans la vie politique, économique et culturelle du pays.
Sous le régime fasciste (1922-1943), la noblesse italienne est confrontée à une politique de répression des élites traditionnelles. Après la Seconde Guerre mondiale et la proclamation de la République italienne (1946), la noblesse perd officiellement ses privilèges politiques et juridiques. Les titres de noblesse ne sont plus reconnus par l'État.

Aujourd'hui, la noblesse romaine et italienne a largement disparu en tant que classe politique dominante. Cependant, de nombreuses familles nobles continuent d'exister, conservant un patrimoine culturel et artistique important. Elles s'investissent de plus en plus dans des activités philanthropiques, la restauration de monuments historiques, et la promotion de l'art et de la culture italienne. Certaines familles gèrent des domaines viticoles ou agricoles de renom, tandis que d'autres se sont tournées vers le monde des affaires et de la finance.
Malgré la perte de son pouvoir politique, la noblesse italienne conserve un certain prestige social et culturel. Elle est souvent associée à l'élégance, au raffinement, et à l'histoire. Les films, les romans et les séries télévisées contribuent à maintenir l'image de la noblesse italienne dans l'imaginaire collectif. Certaines familles nobles organisent des événements culturels et des expositions pour préserver et partager leur histoire et leur patrimoine.


La noblesse en Europe, étendue géographique et concept en constante évolution, constitue une composante majeure de l'histoire du continent depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Son existence, ses formes, ses privilèges et son rôle social varient considérablement selon les régions, les époques et les systèmes politiques.
Les racines de la noblesse se trouvent dans les sociétés guerrières de l'Antiquité, où les chefs militaires et leurs fidèles se distinguaient par leur pouvoir, leur richesse et leur statut. En Grèce, les basileis et les aristocrates exerçaient une influence prépondérante. À Rome, les patriciens formaient une élite sociale et politique.

Au Moyen Âge, la noblesse européenne s'est structurée autour de la chevalerie. L'Empire carolingien a contribué à consolider le système féodal, où les seigneurs accordaient des terres (feux) à leurs vassaux en échange de services militaires. La noblesse se définissait alors par la possession de terres, l'exercice d'une justice seigneuriale et l'obligation de faire la guerre. L'importance du chevalier, figure emblématique de la noblesse, culmina au 12ème siècle avec l'établissement de la courtoisie et des tournois. La distinction entre haute noblesse (grands seigneurs, ducs, comtes) et basse noblesse (chevaliers, écuyers) s'affina.

La noblesse française se caractérise par une grande diversité. La noblesse de race (ou noblesse de sang) se revendiquait d'une ascendance noble ancienne, tandis que la noblesse de charge (ou noblesse d'épée) était conférée par le roi pour des services rendus. La noblesse de robe émergea avec le développement de la bureaucratie royale, regroupant les hauts magistrats.
La noblesse anglaise, comprenant les pairs (membres de la Chambre haute du Parlement) et la gentry (propriétaires terriens influents), a joué un rôle crucial dans l'histoire politique du pays. Le système féodal anglais, bien que présent, était moins rigide que sur le continent.
Le Saint-Empire romain germanique, morcelé en de nombreux États, a donné naissance à une noblesse très fragmentée, composée de princes, de ducs, de comtes, de barons et de chevaliers. Le titre impérial était convoité, mais l'autorité impériale restait limitée.
En Espagne, les hidalgos constituaient une classe noble de moindre importance. La Reconquista et la colonisation des Amériques ont enrichi de nombreux nobles espagnols.
La péninsule italienne, divisée en cités-États et royaumes, abritait une noblesse urbaine riche et influente, souvent impliquée dans le commerce et les arts. Les familles nobles, comme les Médicis à Florence, ont exercé un pouvoir considérable.
Dans les royaumes et les empires d'Europe de l'Est (Pologne, Hongrie, Russie), la noblesse (szlachta, magnates, boiars) jouissait de privilèges importants, notamment l'immunité fiscale et le droit de participer à la vie politique.
La noblesse bénéficiait de nombreux privilèges : fiscaux (exemption ou réduction d'impôts), judiciaires (justice spécifique, immunité, etc.), seigneuriaux (droits féodaux sur les paysans : banalités, cens), honorifiques (titres de noblesse, droits de protocole, etc.), accès aux hautes fonctions (armée, administration, Église).

Au-delà de ses privilèges, la noblesse assurait diverses fonctions : militaire (leadership militaire, défense du territoire), politique (participation à la prise de décision, conseil aux souverains), économique (gestion des terres, développement de l'agriculture et du commerce), culturelle (mécénat artistique, diffusion des idées, rôle de modèle social).
À partir du 18ème siècle, la noblesse fut confrontée à des défis croissants. L'ascension de la bourgeoisie, enrichie par le commerce et l'industrie, remettait en question le monopole économique et politique de la noblesse. Les idées des Lumières, égalité et liberté, remettaient en cause les privilèges de naissance. La Révolution française (1789) abolit la noblesse et ses privilèges en France. Les révolutions libérales à travers l'Europe (1830, 1848) ont souvent conduit à la suppression des privilèges nobiliaires.
Cependant, la noblesse ne disparut pas complètement. Dans de nombreux pays, elle conserva une influence sociale et économique, parfois même politique, bien que transformée. Elle s'adapta aux nouvelles réalités en investissant dans l'industrie, en participant à la vie politique comme citoyens ordinaires, et en valorisant son rôle de gardienne de la tradition et de la culture.

Aujourd'hui, la noblesse européenne existe principalement comme un titre honorifique, transmis par héritage. Elle continue de susciter l'intérêt et la fascination, témoignant d'un héritage historique complexe et fascinant.

samedi 11 juillet 2026

Nerf


  • A. un nerf : un filament anatomique.

  • B. les nerfs : ce qui influence le comportement.

  • C. un nerf : ce qui a l'apparence d'un filament.

  • D. le nerf : la force, la vigueur.


A. Un nerf est un filament anatomique composé de faisceaux de fibres nerveuses.

Une dénervation est une suppression de l’innervation, pathologique ou chirurgicale.

une vessie dénervée a perdu le contrôle de son système nerveux du fait d'une neuropathie périphérique ou après une intervention de dénervation. Le terme est en fait inexact, la vessie gardant toujours au moins en partie l'action de son système nerveux autonome intrapariétal.

Une énervation (1) est l'ablation ou la section d'un nerf ou d'un groupe de nerfs innervant une région du corps ; c'est le procédé d'abattage des animaux de boucherie par sectionnement du bulbe rachidien. Le verbe énerver (1) signifie pratiquer une énervation.

Un agent innervant est un neurotoxique. Une innervation est la répartition des éléments nerveux dans l'organisme ou dans une partie de l'organisme ; c'est l'activité fonctionnelle des éléments nerveux. Le verbe innerver signifie fournir en éléments nerveux une partie de l'organisme ; déterminer l'activité fonctionnelle des éléments nerveux d'une partie de l'organisme.


B. Les nerfs sont le système nerveux, ce qui influence notablement le comportement, ce qui entraine des réactions physiques ou psychologiques : avoir les nerfs à vif, une crise de nerfs, taper sur les nerfs, une guerre des nerfs.

Le verbe désénerver signifie calmer.

L'adjectif énervant (1), énervante, signifie qui excite, agace les nerfs. L'adjectif énervé (1), énervée, signifie qui est dans un état de nervosité, d'excitation anormal ; qui manifeste cet état. Une (personne) énervée, un énervé sont dans un état d'énervement (1), en proie à l'irritabilité, la nervosité, l'excitation. Le verbe énerver (2) signifie exciter, irriter les nerfs de quelqu'un ; rendre nerveux. s'énerver (1) signifie perdre la maitrise de soi, s'impatienter.



C. Un nerf est un filament blanchâtre, un tendon, une aponévrose qui se rencontre dans une viande. Une énervation (2) était, au Moyen Âge, le supplice qui consistait à bruler les tendons (appelés nerfs) des jarrets et des genoux. L'adjectif énervé (2), énervée, signifie qui a subi le supplice de l'énervation : les énervés de Jumièges. Le verbe énerver (3) signifie faire subir le supplice de l'énervation.

Une nerf-férure est une contusion d'un tendon fléchisseur du cheval. Ce nom est dérivé de nerf féru (nerf et férir), avec le suffixe -ure.

Un nerf est une nervure architecturale.

Un nerf est une cordelette pour la reliure d'un livre, un entrenerf est au dos d'un livre.


D. Le nerf est la force, la vigueur physique ou morale d'une personne ; c'est un élément qui conditionne l'efficacité de quelque chose (L'argent est le nerf de la guerre). L'adjectif énervant (2), énervante, signifiait qui abat les forces, prive d'énergie. Une énervation (3) était la perte des forces morales ou physiques due à un relâchement de la tension nerveuse. L'adjectif énervé (3), énervée, signifiait sans nerf, privé(e) de force, d'énergie ; dans un état anormal de nervosité, d'excitation ; qui manifeste cet état. Un énervement (2) était l'état d'une personne ou d'un groupe de personnes qui manque de vigueur, d'énergie, des énervements étaient des accès de faiblesse. Énerver (4) quelqu'un, c'était lui faire perdre ses forces physiques ou morales. Énerver quelque chose, c'était en ôter le nerf, l'énergie, la vigueur ; l'affaiblir, l'affadir. S'énerver (2) signifiait s'affaiblir, s'affadir.

Le nom (un) nerf vient du latin nervus « tendon, ligament ; nerf », également « corde (d'un arc, de la lyre) ; lanière de cuir », et au figuré « force, vigueur ; partie essentielle d'une chose ».

Voir nervi, nerv(o)- (ci-dessous) et -nèvre tiré du grec ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf » : un endonèvre (le tissu conjonctif entourant chacune des fibres nerveuses à l'intérieur d'un faisceau nerveux) ; un épinèvre (un névrilème ou névrilemme, le tissu conjonctif entourant chaque nerf ainsi que les vaisseaux nutritifs de celui-ci) ; un périnèvre (le tissu conjonctif entourant le faisceau nerveux d'un nerf périphérique).

neur(o)- et névr(o)- sont tirés du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf » : voir ci-dessous.

-neurien : un animal épineurien (dont le système nerveux est au-dessus du tube digestif) ; un épithélioneurien (un animal à système nerveux superficiel) ; un hyponeurien (un animal dont la chaine nerveuse est située sous le tube digestif).

Le nom (une) énervation est emprunté au latin médiéval enervatio (formé sur le supin enervatum de enervare) « affaiblissement, délabrement ».

Le verbe énerver est emprunté au latin classique enervare « retirer les nerfs » d'où « affaiblir, épuiser ».

Le verbe innerver est un dérivé savant du latin nervus « nerf ».


Une nervation ou nervulation sont la disposition de l'ensemble des nervures des ailes d'un insecte ou d'une feuille.

Un végétal nervé, une aile d'insecte nervée sont munis de nervures. Un objet nervé ou nervuré est renforcé de nervures. Une reliure nervée comporte des nervures.

Un végétal imparinervé possède des nervures en nombre impair. Une feuille palminervée ou palmatinervée a les nervures principales qui rayonnent à partir du sommet du pétiole. Une feuille parinervée a deux nervures égales, placées plus près du bord que du centre.

Le verbe nerver a signifié renforcer, garnir de nerfs un objet, un matériau ; nervurer, renforcer, décorer de nervures un objet, un matériau.


L'adjectif nerveux, nerveuse, signifie relatif, relative aux nerfs ; qui a son origine, son siège dans les nerfs ; qui est d'un tempérament irritable, émotif ; qui est occasionnellement agacé(e), énervé(e) ; qui a des muscles et des tendons fermes et/ou apparents ; qui montre de la vigueur, de la résistance, de la rapidité, de la vivacité, du tonus ; qui a été traité(e) de manière à devenir plus résistant et plus souple ; qui est d'une texture résistante et dure ; qui est flexible, résistant, résistante. Ce mot est emprunté au latin nervosus « musculeux, tendineux ; vigoureux ; plein de fibres (pour une plante)», dérivé de nervus « nerf ».

L'adverbe nerveusement signifie d'une façon nerveuse.

L'adjectif hypernerveux, hypernerveuse, signifie trop sensible, excitable ; qui est atteint, atteinte de névrose, de psychose.


Un nervi est un portefaix, un porteur ; un voyou, un souteneur ; un homme de main, un tueur. Ce mot marseillais signifiant « voyou », est issu par métonymie du provençal nervi « nerf, tendon » « force, vigueur », du latin nervium, variante de nervus « nerf ».


L'adjectif nervicide signifie qui tue les nerfs, enlève tout dynamisme.


Un nervin est une substance qui agit sur les nerfs, qui a la propriété de tonifier ou de calmer les nerfs : un (médicament) nervin.


Un nervisme est une doctrine fondée sur la soumission à l'organisation nerveuse de tous les processus ayant lieu dans l'organisme, aussi bien à l'état normal, qu'à l'état pathologique.


On lit parfois nervo- pour neuro- tiré du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf ».


Un nervosisme est une neurasthénie, une nervosité, un état habituel de très grande irritabilité et d'instabilité. Ce nom est un dérivé savant de nerveux, avec le suffixe -isme.


A. Une nervosité est une tension physique, une vivacité de tempérament, de mouvement ; un état de souplesse et de résistance d'un matériau ; l'aptitude d'un véhicule, d'un moteur à répondre rapidement à la commande d'accélération, à prendre rapidement de la vitesse ; une vigueur, une vivacité d'expression, d'interprétation d'une œuvre artistique.

B. Une nervosité est une irritabilité, une instabilité habituelle du comportement ; un état d'irritation, d'excitation nerveuse occasionnelle, de malaise.

Ce nom est un dérivé savant de nerveux, avec le suffixe -ité.


L'adjectif nervu, nervue, signifie qui a du nerf, qui montre de la vigueur, de la résistance, de la rapidité.


Une nervulation ou nervation sont la disposition de l'ensemble des nervures des ailes d'un insecte ou d'une feuille. Le nom (une) nervation est dérivé de nerf, avec le suffixe -(a)tion.

En entomologie, une nervule est une nervure transverse.


En entomologie, l'adjectif nervural, nervurale, nervuraux, nervurales, est en rapport avec une nervure.

Une nervure est une ligne, un cordon apparaissant sur une surface, ayant l'aspect d'un nerf ; un élément de soutien d'une matière, d'une substance souple ; un élément de renforcement, de soutien d'un matériau rigide ou souple ; une côte, une arête formant saillie dans un élément, un ensemble. Ce nom est dérivé de nerf avec le suffixe -ure.

Chez les insectes, une nervure est un tube chitineux ramifié, formé par le couplage des parois supérieures et inférieures de l'aile, dont la structure est destinée à soutenir des parties membraneuses formant des cellules et à rigidifier l'aile : nervures longitudinales et nervures transverses ; nervure accessoire, nervure anale, nervure anténodale, nervure basale, nervure basale-médiane cubitale, nervure brachiale, nervure costale, nervure cubitale, nervure de soutien, nervure discale, nervure discale-médiane cubitale, nervure du secteur de la radiale, nervure humérale, nervure inter-radiale, nervure intercalaire, nervure intercostale, nervure jugale, nervure marginale, nervure médiane, nervure médiane supplémentaire, nervure médio-cubitale, nervure postcubitale, nervure postcubitale transverse, nervure postmarginale, nervure radiale, nervure radio-médiane, nervure récurrente, nervure secteur radial, nervure sous-costale, nervure stigmale, nervure subcostale, nervure submarginale, nervure subnodus, nervure transcubitale, nervure transverse ou transversale ; nervures anténodales, nervures jugales, nervures longitudinales, nervures postcubitales transverses, nervures postnodales, nervures récurrentes, nervures transcubitales, nervures transversales, nervures transverses postcubitales.

L'adjectif nervuré, nervurée, qualifie ce qui est nervé, muni de nervures ; ce qui est renforcé, garni de nervures ; ce qui est en forme de nervure.

Le verbe nervurer signifie garnir, renforcer de nervures un objet, un matériau ou décorer de nervures.


neur(o)- et névr(o)- sont tirés du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf ». Ce terme a été introduit en médecine par Hippocrate pour désigner les tendons et, plus tard, les nerfs. L’étymologie de νεῦρον est incertaine, bien que des liens soient suggérés avec le grec ancien νέος (néos), signifiant « nouveau », en raison de la perception que les nerfs étaient de nouvelles extensions du corps. Au fil du temps, le terme νεῦρον a été adopté par les Romains sous la forme nervus, puis repris dans de nombreuses langues européennes, donnant naissance aux formes neur- et névr- que nous connaissons aujourd'hui, employées comme préfixes pour désigner des éléments liés au système nerveux.


L'adjectif neural, neurale, neuraux, neurales, est relatif au système nerveux.


Une névralgie est une douleur siégeant sur le trajet d'un nerf sensitif ou dans le territoire qu'il innerve.

L'adjectif névralgiforme qualifie ce qui a les caractéristiques de la névralgie.

L'adjectif névralgique est relatif à la névralgie, à ce qui a les caractéristiques de la névralgie. Un point névralgique est l'endroit d'un nerf où la douleur est particulièrement aigüe ; un point sensible, vulnérable ; un point de communication, de convergence. Une situation névralgique présente une certaine fragilité, une certaine difficulté.

Un névralgisme facial est une forme de névralgie de la face.


Une neuramidinase est l'enzyme hydrolysant la liaison qui unit une molécule d’acide N-acétylneuraminique à une chaine polyosidique de gangliosides ou de mucopolysaccharides. On lit un déficit en neuraminidase avec déficit en β-galactosidase.

Une alpha-neuraminidase est l'enzyme dont le déficit congénital, autosomique récessif, est responsable d’une sphingolipidose, la sialidose.


Un acide neuraminique est un acide dérivé des sucres aminés, présent sous forme N-acétylée ou N-glycolylée appelées acides sialiques, dans de nombreuses combinaisons osidiques naturelles (les gangliosides, les mucines, les glycoprotéines acides, des oligosides du lait de femme).

On lit un acide acétylneuraminique.


L'adjectif névramphipétale signifie dont les pétales sont ornés d'une nervure qui fait le tour. Ce mot est formé de névr(o)-, amphi-, pétale.


Une neurasthénie est un syndrome associant des troubles fonctionnels et psychiques ; un état de fatigue, d'abattement ; une tendance au pessimisme, aux idées noires ; une névralgie. Une, un neurasthénique sont atteints de neurasthénie. L'adjectif neurasthénique est relatif à la neurasthénie, à quelqu'un qui est atteint de neurasthénie.

Une hystéro-neurasthénie est une hystérie dont les accidents rappellent les troubles neurasthéniques. 


Un névraxe est l'axe cérébro-spinal du système nerveux central.

Une névraxite est une encéphalite, une inflammation du névraxe.


Un névrilème ou névrilemme est le tissu conjonctif entourant chaque nerf ainsi que les vaisseaux nutritifs de celui-ci.


Un neurilemmome est un schwannome.

Un neurilemmome cutané est une tumeur bénigne, le plus souvent unique, sphérique, intradermique ou souscutanée, recouverte de peau normale, ferme à la palpation, généralement indolore et mesurant de un à plusieurs cm de diamètre, siégeant fréquemment au poignet, sur la face antérieure des avant-bras, dans les plis du coude et des genoux, aux lèvres ou sur la langue.


Un neurinome est une tumeur bénigne d'un nerf. Ce nom est emprunté au latin scientifique neurinoma, composé du radical du grec « fait de nerfs » et de -oma correspondant à -ome.


Un neurite est un axone.


Une névrite est une lésion inflammatoire ou dégénérative d'un nerf ; une névralgie. L'adjectif névritique est relatif à la névrite.

Une multinévrite est une affection caractérisée par plusieurs névrites.


L'adjectif et le nom neuro-arthritique qualifient quelqu'un qui est atteint de neuro-arthritisme.

Un neuro-arthritisme est une diathèse, une disposition inflammatoire, une tendance pathologique associant des manifestations arthritiques et nerveuses   


La neurobiologie est l'étude du fonctionnement des neurones.

La neurobiologie moléculaire est l'étude des phénomènes vitaux au niveau des structures moléculaires des neurones.

Une, un neurobiologiste sont des spécialistes.


Un neuroblaste est une cellule nerveuse embryonnaire donnant naissance au tube neural, ébauche du système nerveux, et aux neurones.

L'adjectif neuroblastique qualifie ce qui est composé de neuroblastes.


La neurocardiologie est la dscipline étudiant l'interaction entre le système nerveux et le système cardiovasculaire.


Les neurochætidés sont une famille d'insectes néoptères endoptérygotes diptères brachycères muscomorphes érémoneures cyclorrhaphes aschizes acalyptères opomyzoïdes.


Une neurochimie ou neurobiochimie sont l'étude des constituants du système nerveux et des substances qui interviennent dans son fonctionnement.


L'adjectif neurochirurgical, neurochirurgicale, neurochirurgicaux, neurochirurgicales, est relatif à la neurochirurgie, la branche de la chirurgie se concentrant sur le traitement des affections du système nerveux, incluant le cerveau, la moelle épinière, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Une neurochirurgienne, un neurochirurgien sont des chirurgiens spécialistes.


On lit des troubles neurocognitifs.


Une sécrétion neurocrine est une sécrétion par une cellule nerveuse. Un tissu nerveux neurocrine sécrète une neurohormone.

Une neurocrinie est le passage direct dans le tissu nerveux des produits de sécrétion de certaines glandes endocrines (hypophyse) ; c'est une neurosécrétion.


L'adjectif neurodégénératif, neurodégénérative, qualifie ce qui concerne la dégénérescence du système nerveux.


Un neurodépresseur est une substance qui diminue l'activité du système nerveux.


Une névrodermite est une affection cutanée.


Une neurodiversité est l'ensemble des différents fonctionnements neurologiques et traits comportementaux qui font partie de l'espèce humaine. En parlant de neurodiversité, on vise principalement à faire reconnaître les fonctionnements neurologiques atypiques (par exemple, les troubles neurodéveloppementaux) comme des variations naturelles au sein du genre humain, et à faire respecter les personnes neurodivergentes. OQLF.


Les adjectifs neuroendocrine ou neuroendocrinien, neuroendocrinienne, sont relatifs à la neuroendocrinologie. On lit un cancer neuroendocrinien ou carcinome neuroendocrinien

Une neuroendocrinologie est une étude de l'activité endocrinienne du système nerveux végétatif.


La neuroéthique étudie les questions éthiques soulevées par les avancées des neurosciences, notamment en matière de neuro-amélioration, neuro-enhancement, de confidentialité des données cérébrales et de libre arbitre.


La neuroéthologie est l'étude du comportement, des mœurs des animaux en réaction à un stimulus.


On lit des pathologies neuro-évolutives de type maladie d’Alzheimer.


L'adjectif neurofibrillaire est relatif aux neurofibrilles, à ce qui est composé de neurofibrilles.

Une neurofibrille est une fibre dans le cytoplasme de la cellule nerveuse, le cylindraxe et les dendrites.


Une neurofibromatose est une maladie héréditaire.

Un neurofibrome est une tumeur bénigne se développant à partir des gaines nerveuses, se présentant soit comme une formation solitaire périphérique, de consistance molle, recouverte de peau normale ou brunâtre, soit sous forme de lésions multiples faisant partie de la neurofibromatose de von Recklinghausen.

Un neurofibrosarcome ou neurosarcome sont une tumeur résultant de la dégénérescence maligne d’un neurofibrome.


La neurogénèse est la formation de nouveaux neurones dans le cerveau adulte, initialement considérée comme impossible, elle est aujourd'hui confirmée dans certaines régions.


La neuro-gériatrie se concentre sur les troubles neurologiques chez les personnes âgées.


Dans le système nerveux, les cellules gliales (parfois la névroglie ou tout simplement glie, du grec γλοιός, gloios, « gluant ») sont les cellules qui forment l'environnement des neurones. Elles assurent le maintien de l'homéostasie, produisent la myéline et jouent un rôle de soutien et de protection du tissu nerveux en apportant les nutriments et l'oxygène, en éliminant les cellules mortes et en combattant les pathogènes. On lit aussi une neuroglie.

L'adjectif névroglique est relatif à la névroglie, à ce qui est formé de névroglie.


Une neurohistologie est une histologie du système nerveux.


L'adjectif neuro-hormonal, neuro-hormonale, neuro-hormonaux, neuro-hormonales, est relatif aux hormones sécrétées par certains tissus nerveux.

Une neurohormone est une substance protéique (peptide) sécrétée par certains éléments du système nerveux, capable d'agir localement ou à distance, comme les médiateurs chimiques et les facteurs libérés par l'hypothalamus et qui déclenchent, ou inhibent, la production d'hormones par le lobe antérieur de l'hypophyse ; c'est aussi une hormone produite par le système neurosécréteur des insectes c'est à dire par les cellules neurosécrétrices de la pars intercerebralis, mais également par les cellules neurosécrétrices des glandes de mue.


Une neurohypophyse est une posthypophyse.


On lit un dysfonctionnement neuro-immunitaire.

La neuro-immunologie étudie le système immunitaire et son interaction avec le système nerveux.


L'adjectif neuroleptique qualifie ce qui exerce une action calmante sur le système nerveux : un (médicament) neuroleptique. Ce mot est composé de neuro- tiré du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf » et -leptique « qui affecte en calmant », en grec -λ η π τ ι κ ο ́ ς « qui prend ou reçoit volontiers », dérivé de λ η π τ ο ́ ς « qui peut être appréhendé », dérivé de λ α μ β α ́ ν ε ι ν « prendre, saisir ».


Une, un neurolinguiste sont des spécialistes de neurolinguistique.

Une neurolinguistique est une science qui traite de la pathologie du langage, en particulier des aphasies.


A. La neurologie est la partie de la médecine qui traite des troubles du système nerveux, tels que les maladies neurologiques, les accidents vasculaires cérébraux, l’épilepsie et les troubles de la mémoire.

B. La neurologie ou névrologie sont l'étude de l'anatomie et de la physiologie du système nerveux central.

Les adjectifs neurologique ou névrologique qualifient ce qui concerne la neurologie, la pathologie du système nerveux et les traitements qu'elle nécessite. Une, un neurologiste ou neurologue, névrologue sont ceux qui étudient, qui traitent les maladies du système nerveux.

La paléoneurologie est la partie de la paléontologie qui étudie l'évolution du système nerveux et de l'encéphale chez les vertébrés fossiles.


Un névrome :est une lésion pseudotumorale survenant au niveau de nerfs périphériques et généralement rattachée à une cause traumatique.

Un neurome ou névrome cutané sont une tumeur bénigne résultant d’une accumulation dans le derme de fibres nerveuses myélinisées.


Un neuromédiateur est un médiateur chimique synthétisé et libéré par un neurone. On lit aussi un neurotransmetteur.


La neuromercatique est l'étude des mécanismes cérébraux susceptibles d'intervenir dans le comportement des consommateurs. La neuromercatique recourt notamment aux techniques de l'imagerie médicale et observe la façon dont le cerveau répond à divers stimuli. En anglais : neuromarketing. Voir aussi : mercatique par stimulation sensorielle. JORF du 13/03/2013.


Un neuromère est chacun des segments du tube neural ; c'est aussi un segment métamérique du système nerveux chez les annélides et les arthropodes.

Une neuromérie est une segmentation du tube neural embryonnaire.


L'adjectif neuromorphique : qualifie ce qui imite le fonctionnement des neurones et des synapses biologiques. On parle, par exemple, de « composant neuromorphique », de « puce neuromorphique », voire d’« informatique neuromorphique ». On trouve aussi le terme « neuromorphe ». En anglais : neuromorphic. Voir aussi : neurone artificiel, réseau de neurones artificiels. JORF du 22/01/2020.


L'adjectif neuromoteur, neuromotrice, est relatif au système nerveux et ce qui commande l'activité motrice.


Les adjectifs neuromusculaire ou nervo-musculaire se rapportent aux nerfs et aux muscles.

L'adjectif neuromyonique qualifie ce qui concerne les fibres nerveuses et les fibres musculaires.


Les adjectifs neuronal, neuronale, neuronaux, neuronales, et neuronique sont relatifs au neurone.

Un neurone est une cellule nerveuse qui est l'unité fondamentale morphologique et fonctionnelle du tissu nerveux, responsable de la transmission des informations via des signaux électriques et chimiques. Ce nom est un dérivé savant du grec ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf, fibre ».

On lit, en entomologie, les neurones auditifs, les neurones gustatifs, les neurones moteurs, les neurones multidendritiques, les neurones olfactifs, les neurones sensoriels.

Un motoneurone est un neurone moteur, une cellule de la moelle.


Un neurone artificiel ou neurone formel est un dispositif à plusieurs entrées et une sortie, qui simule certaines propriétés du neurone biologique. La valeur de sortie du neurone artificiel est une fonction non linéaire, généralement à seuil, d’une combinaison de valeurs d’entrée dont les paramètres sont ajustables. En anglais : artificial neuron ; artificial neurone ; formal neuron ; formal neurone. Voir aussi : neuromorphique, réseau de neurones artificiels. JORF du 09/12/2018.

Un réseau de neurones (artificiels) ou réseau de neurones formels sont un ensemble de neurones artificiels interconnectés qui constitue une architecture de calcul.

Un réseau neuronal artificiel (RNA) est un modèle computationnel inspiré du fonctionnement des réseaux neuronaux biologiques présents dans le cerveau. Il s'agit d'un ensemble d'algorithmes conçus pour reconnaître des motifs. Les RNA sont couramment utilisés dans le domaine de l'apprentissage automatique (machine learning) et de l'intelligence artificielle (IA).
Un RNA est constitué de plusieurs couches de nœuds interconnectés, appelés neurones artificiels ou perceptrons. La couche d'entrée reçoit les données brutes, les couches cachées effectuent des calculs complexes sur les données, la couche de sortie produit le résultat final, en fonction de la tâche à accomplir (classification, régression, etc.).
Chaque neurone reçoit des entrées, qui sont des valeurs numériques. Chaque entrée est multipliée par un poids (weight) associé. La somme pondérée de ces entrées est ensuite passée à travers une fonction d'activation (activation function). La fonction d'activation introduit une non-linéarité dans le réseau, ce qui permet de modéliser des relations complexes. Le résultat de la fonction d'activation est la sortie du neurone.
L'apprentissage d'un RNA consiste à ajuster les poids des connexions entre les neurones afin de minimiser une fonction de perte (loss function). La fonction de perte mesure la différence entre les prédictions du réseau et les valeurs réelles. Les algorithmes d'optimisation, tels que la descente de gradient (gradient descent), sont utilisés pour ajuster les poids de manière itérative.
Il existe de nombreux types de réseaux neuronaux, adaptés à différentes tâches. Les réseaux neuronaux perceptron multicouche (MLP) sont les plus basiques et sont utilisés pour des tâches de classification et de régression. Les réseaux de neurones convolutionnels (CNN) sont particulièrement efficaces pour le traitement d'images et de vidéos, ils utilisent des couches de convolution pour extraire des caractéristiques locales. Les réseaux de neurones récurrents (RNN) sont conçus pour traiter des séquences de données, telles que le texte ou les séries temporelles, ils ont une mémoire interne qui leur permet de se souvenir des informations passées. Les transformateurs ont une architecture plus récente, très performante notamment dans le traitement du langage naturel, notamment grâce à leur mécanisme d'attention.
Les réseaux neuronaux artificiels sont utilisés dans de nombreux domaines : vision par ordinateur (reconnaissance d'objets, classification d'images, détection de visages), traitement du langage naturel (traduction automatique, analyse de sentiments, génération de texte), reconnaissance vocale (transcription de la parole en texte), robotique (navigation autonome, contrôle de robots), finance (prédiction de cours de bourse, détection de fraudes), médecine (diagnostic médical, découverte de médicaments).

Les RNA nécessitent généralement de grandes quantités de données pour être entrainés efficacement, leur entrainement peut être couteux en termes de temps et de ressources informatiques. Ils peuvent être difficiles à interpréter, ce qui rend difficile la compréhension de leurs décisions. Ils peuvent surapprendre les données d'entraînement, ce qui réduit leur capacité à généraliser à de nouvelles données. De petites variations dans les données d'entrée peuvent entraîner des changements importants dans la sortie du réseau.

Les tendances actuelles sont le deep learning (l'utilisation de réseaux neuronaux profonds avec de nombreuses couches cachées), le transfer learning (la réutilisation de modèles pré-entraînés sur de grandes quantités de données pour résoudre des tâches similaires), l'auto-apprentissage, self-supervised learning (l'entrainement de modèles sur des données non étiquetées), l'explicabilité, explainable AI - XAI (le développement de méthodes pour rendre les RNAs plus transparents et interprétables), l'edge computing (le déploiement de modèles d'IA sur des appareils périphériques : smartphones, capteurs, etc.).


Un neuronème est les fibrilles nerveuses de l'ectoplasme des ciliés.


La neuro-oncologie est la spécialité se concentrant sur le diagnostic et le traitement des tumeurs du système nerveux.


La neuro-ophtalmologie est le domaine intégrant la neurologie et l’ophtalmologie pour traiter les troubles visuels liés à des affections neurologiques.


Les adjectifs neuroparacrine et neuroparacrinien, neuroparacrinienne, sont relatifs à une sécrétion d’un neurone agissant sur une cellule voisine sans passer par la voie sanguine.


L'adjectif névropathe qualifie quelqu'un qui est atteint de troubles mineurs de la personnalité, qui est névrosé.

Une, un névropathe ou névropathique sont atteints de névropathie, un état de faiblesse du système nerveux central occasionnant des troubles psychiques ou une névrose.

L'adjectif névropathique est relatif à la névropathie.


Une neuropathie est une affection du système nerveux.

La neuropathologie est l'étude des maladies du système nerveux et des nerfs.


La neuro-pédiatrie est la branche de la pédiatrie se concentrant sur les troubles neurologiques chez les enfants.


Un neuropeptide est un peptide (une chaine d'acides aminés), une substance servant de neuromédiateur.


Une, un neuropharmacologue sont des spécialistes de neuropharmacologie.

La neuropharmacologie est l'étude des substances ayant une action sur les nerfs et le système nerveux central.


L'adjectif neurophile signifie neurotrope, qui peut concerner les nerfs.


La neurophysiologie est la partie de la physiologie qui traite du système nerveux. L'adjectif neurophysiologique est relatif à la neurophysiologie. Une, un neurophysiologiste sont des spécialistes.


Un neuropile est, chez les insectes, ce qui correspond au cortex cellulaire des vertébrés.


Une neuroplasticité est l'aptitude des neurones à se transformer pour s'adapter et la capacité du cerveau à se modifier et à s'adapter en réponse à l'expérience, ce qui permet l'apprentissage et la récupération après une lésion cérébrale.


Une neuroplégie est une action dépressive globale sur les différentes fonctions nerveuses.

Un neuroplégique ou une substance neuroplégique exercent une forte action dépressive sur les centres nerveux.


Une neuroprothèse est un dispositif médical électronique ou électromécanique relié au système nerveux, qui permet de pallier la défaillance d'un organe ou d'une fonction. Une neuroprothèse peut être utilisée dans le cas d'une surdité profonde ou d'une vision déficiente : on parle alors de « neuroprothèse sensorielle ». Une neuroprothèse peut aussi pallier une difficulté à marcher : on parle alors de « neuroprothèse motrice ». L'adjectif dérivé de « neuroprothèse » est « neuroprothétique ». En anglais : neuroprosthesis. JORF du 07/08/2022.

Les neuroprothèses sont des dispositifs électroniques conçus pour être directement reliés au système nerveux et permettre le fonctionnement de prothèses ou d’appareils destinés à remplacer un organe défectueux ou une fonction perdue. Elles peuvent être utilisées pour palier des déficiences sensorielles, comme certaines formes de cécité ou de surdité. Dans ce cas, elles fonctionnent en transmettant au cerveau de l’information captée dans l’environnement (grâce à une caméra ou à un micro), comme le feraient les cellules sensorielles de la rétine ou de l’oreille interne. Mais les neuroprothèses peuvent également fonctionner dans le sens inverse, en captant des signaux neuronaux, par exemple dans les aires cérébrales impliquées dans la motricité ou dans la parole : une fois décodés, ces signaux permettront de commander un fauteuil ou un bras motorisé, une prothèse de membre ou un exosquelette, un vocalisateur… En savoir plus : Inserm.


Une, un neuropsychiatre sont des spécialistes de la neuropsychiatrie, la partie de la médecine étudiant les relations entre le cerveau et les troubles mentaux, intégrant la neurologie et la psychiatrie. L'adjectif neuropsychiatrique est relatif à la neuropsychiatrie.


La neuropsychologie est l'étude des relations entre les phénomènes psychiques, la physiologie et la pathologie du système nerveux. L'adjectif neuropsychologique est relatif à la neuropsychologie. Une, un neuropsychologue sont des spécialistes.


Les ailes d'un insecte névroptère sont transparentes et traversées d'un réseau de nervures croisées. Ce mot est formé du grec ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf » pris au sens particulier de « nervure » et de -π τ ε ρ ο ν, de π τ ε ́ ρ ο ν « aile » (voir : -ptère).

Les (insectes) neuroptères ou névroptères sont l'ordre d'insectes neuroptéridés comprenant ceux qui possèdent quatre ailes membraneuses richement nervurées et qui effectuent des métamorphoses complètes (holométaboles).

Mais alors si les ascalaphes ne sont ni des libellules (odonates) ni des papillons (lépidoptères) qui sont-ils ? On les classe dans un ordre d’insectes méconnu du grand public, sans nom populaire pour le traduire, les névroptères, soit mot-à-mot « à ailes nervurées », autrefois appelés planipennes (« ailes plates »). On y trouve une bonne dizaine de familles dont : les chrysopes ou « mouches aux yeux d’or », les hémérobes, les mantispes aux étonnantes pattes ravisseuses (voir la chronique sur ces insectes très surprenants), les osmyles et les fourmilions. Dans ce vaste groupe de près de 6500 espèces, seules les chrysopes sont vraiment connues du grand public. Extrait de Le ballet magique des ascalaphes (Zoom nature).

Les neuroptéridés (1) sont le super-ordre d'insectes néoptères regroupant les ordres des névroptères, des mégaloptères et des raphidioptères.

Un insecte névroptéroïde ressemble à un névroptère et qui présente donc quatre ailes transparentes égales souvent indépendantes les unes des autres et une vie larvaire prolongée.


Les neuroptéridés (2) sont un groupe de fougères fossiles. Un neuroptéris est un genre de fougères.


La neuro-radiologie est la branche de la radiologie utilisant des techniques d'imagerie pour diagnostiquer et surveiller les affections du système nerveux.


La neuro-rhumatologie est la spécialité abordant les affections rhumatologiques affectant le système nerveux.


Les neurorthidés ou névrorthidés sont une famille d'insectes néoptères endoptérygotes neuroptéridés névroptères.


Les neurosciences constituent un domaine multidisciplinaire regroupant la neurologie, la neurobiologie, la neurophysiologie, la neuropsychologie, les neurosciences cognitives et l’imagerie cérébrale. Leur objectif est d’étudier le système nerveux, notamment le cerveau, afin de comprendre son fonctionnement, son développement, sa structure et sa chimie.

Les premières réflexions sur le cerveau remontent à l’Antiquité grecque avec des penseurs comme Alcmaeon de Crotone, qui suggéra que le cerveau était le siège de l'âme et de la pensée. Hippocrate, quant à lui, reconnut l'importance du cerveau dans le contrôle des fonctions corporelles.
René Descartes (1649) proposa la dualité corps-esprit, distinguant le corps physique du cerveau et l'esprit immatériel. Les travaux de Thomas Willis au 17ème siècle, avec sa description détaillée de l’anatomie cérébrale, marquèrent une avancée significative.
Paul Broca (1861) identifia une zone spécifique du cerveau (l’aire de Broca) responsable de la production du langage, confirmant l'idée de la spécialisation des fonctions cérébrales. Carl Wernicke (1874) découvrit une autre zone (l'aire de Wernicke) impliquée dans la compréhension du langage. Santiago Ramón y Cajal (fin du 19ème siècle) développa la théorie neuronale, affirmant que le cerveau est constitué de cellules individuelles (neurones) interconnectées, et non d'un réseau continu. Il est considéré comme le père des neurosciences modernes.
L'invention de l'électroencéphalographie (EEG) dans les années 1920 permit d'enregistrer l'activité électrique du cerveau. Le développement de techniques d'imagerie cérébrale telles que la tomographie par émission de positrons (TEP), l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et l'électrocardiographie (ECG) a révolutionné la façon dont les scientifiques étudient le cerveau en action.

Les domaines de recherche actuels sont les neurosciences cognitives (l'étude des mécanismes neuronaux à l'origine des processus mentaux tels que la perception, l'attention, la mémoire, le langage et la prise de décision), les neurosciences affectives (une recherche sur les bases neuronales des émotions et de l'affectivité), les neurosciences sociales (l'étude des circuits neuronaux impliqués dans les interactions sociales, l'empathie et la cognition sociale), la neuroplasticité (la capacité du cerveau à se modifier et à s'adapter en réponse à l'expérience, ce qui permet l'apprentissage et la récupération après une lésion cérébrale), la neurogénèse (la formation de nouveaux neurones dans le cerveau adulte, initialement considérée comme impossible, elle est aujourd'hui confirmée dans certaines régions), les maladies neurologiques et psychiatriques (recherche sur les causes et les traitements des maladies telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la schizophrénie, la dépression et l'autisme), la neuroéthique (les questions éthiques soulevées par les avancées des neurosciences, notamment en matière de neuro-amélioration, neuro-enhancement, de confidentialité des données cérébrales et de libre arbitre).


Une névrose est un trouble fonctionnel du système nerveux sans lésion organique de celui-ci, se manifestant par des troubles physiques au niveau d'un organe ; une affection psychique caractérisée par l'absence de lésion ou de trouble organique ; une affection caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels ; une affection psychogène résultant d'un conflit inconscient entre les désirs du sujet et les interdits. Ce nom est dérivé du grec ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf » (voir : neuro-, névro-) à l'aide du suffixe -ose.

Une logonévrose est un trouble du langage associé à une névrose.

L'adjectif et le nom névrosé, névrosée, qualifient quelqu'un qui est atteint de névrose, qui est névrotique.

Un névrosisme est une tendance aux réactions névrotiques, sans symptôme net de névrose.

Une névrosité est un état de névrose.

L'adjectif névrotique est relatif à la névrose, à ce qui a les caractères de la névrose. Une, un névrotique sont atteints de névrose.


L'adjectif neurosécréteur, neurosécrétrice, est relatif à la neurosécrétion, à ce qui a une activité de neurosécrétion.

Une neurosécrétion est une activité glandulaire endocrine de la cellule nerveuse.


Un neurosome est chacune des particules présentes dans le cytoplasme de la cellule nerveuse ; c'est le corps de la cellule nerveuse.


Les neurostigmatidés : une famille d'insectes psocoptères psocomorphes épipsocètes.


Une neurostimulation transcutanée est un procédé de stimulation périphérique (par aiguilles d'acupuncture ou électrodes de surface) destiné à avoir un effet inhibiteur sur la douleur.


Une neurotensine est un peptide hypothalamique.


Des neurostéroïdes sont des stéroïdes présents dans le système nerveux, central et périphérique.


On lit un système implantable non rechargeable de neurostimulation médullaire.


L'adjectif neurotique qualifie ce qui se rapporte au nerf, agit sur le nerf ou le système nerveux.


Un neurotome ou névrotome sont un scalpel.

Une neurotomie ou névrotomie sont une section chirurgicale d'un nerf.

Un cheval névrotomisé a subi une névrotomie.


Une neurotonie est un trouble du système neurovégétatif.

L'adjectif neurotonique signifie atteint, atteinte de neurotonie.


Une neurotoxine est une toxine agissant sur les cellules nerveuses.


Un (gaz) neurotoxique atteint le système nerveux et le contrôle des muscles. On lit des insecticides neurotoxiques.


Un neurotransistor est un composant électronique neuromorphique constitué de résistances-mémoires et de transistors, qui associe le stockage de données et le traitement de l'information. Les neurotransistors sont utilisés notamment dans les réseaux de neurones artificiels où ils améliorent les temps de réponse et la puissance de calcul, tout en diminuant la consommation d'énergie. On trouve aussi, dans le langage professionnel, le terme « memtransistor », qui n'est pas recommandé. En anglais : memtransistor, neurotransistor. Voir aussi : neuromorphique, réseau de neurones artificiels, résistance-mémoire. JORF du 30/07/2021.


Un neurotransmetteur est un médiateur chimique.

Une neurotransmission est une transmission des messages nerveux par un neurotransmetteur.


L'adjectif neurotrique signifie qui a les nervures de ses feuilles velues.


L'adjectif neurotrophique est relatif à des troubles trophiques d'origine nerveuse.


L'adjectif neurotrope signifie qui a une affinité spéciale pour le système nerveux ; qui atteint spécifiquement le système nerveux ; qui agit électivement sur le système nerveux. L'adjectif neurotropique signifie qui a une affinité spéciale pour le système nerveux.

Un neurotropisme est le fait d'avoir une action élective sur le système nerveux.


La neuro-urologie est la spécialité traitant des troubles neurologiques affectant le système urinaire et les fonctions liées.


Un neurovaccin ou une neurovaccine sontun vaccin.


L'adjectif neurovégétatif, neurovégétative, est relatif au système nerveux autonome ou végétatif ; à ce qui appartient à ce système.


Le nom (une) neurula (un stade embryonnaire) est composé de neur(o)- et du suffixe -ula, variante savante de -ule, employée dans blastula, gastrula.

Une neurulation est le passage de la forme gastrula à la forme neurula. 



dimanche 5 juillet 2026

Neige

Une neige est une précipitation de cristaux de glace agglomérés en flocons ; ce qui évoque la neige, par exemple une drogue. Ce déverbal de neiger a évincé l'ancien français noif qui est issu du latin nix, nivis « neige », de même que l'ancien provençal neu, le catalan neu, l'espagnol nieve, le portugais neve, l'italien neve, le roumain nea. Le déclin de noif est dû à la fois à son éloignement de neigier qu'on ne sentait plus en rapport avec lui, et à la collision homonymique avec noiz. Neige a également évincé l'ancien français nive relevé dans les domaines du nord et du nord-est, se rattachant au latin nivere.

Aller à la neige, c'est aller aux sports d'hiver, à la montagne.

Battre des œufs en neige permet de former une masse volumineuse, mousseuse.

La neige marine est l'ensemble de particules de matière organique et minérale qui s'agrègent dans l'eau de mer pour former des flocons, restent en suspension puis tombent dans les profondeurs marines. La neige marine est une source de nourriture pour les invertébrés filtreurs et pour certains poissons des profondeurs. Le plancton mort contenu dans la neige marine apporte du carbone aux sédiments présents au fond des océans. En anglais : marine snow. JORF du 03/10/2025.

Un banc de neige est un amas de neige compacte, formé naturellement par accumulation ou lors d’un déneigement.

Une boule-de-neige est un arbuste ou un champignon.

Une motoneige est un petit véhicule à moteur, monté sur chenilles et muni de skis pour se déplacer sur la neige. Une, un motoneigiste sont ceux qui pratiquent la motoneige, un sport avec une motoneige.

Un pare-neige ou paraneige sont une construction destinée à pallier les inconvénients dus à d'abondantes chutes de neige. Le pluriel est des pare-neiges ou pare-neige, paraneiges



L'adjectif neigé, neigée, signifiait enneigé(e), couvert, couverte de neige. Une neigée était une chute de neige.

Le verbe neigeoter signifie neiger légèrement.

il neigeote ; il neigeotait ; il neigeota ; il neigeotera ; il neigeoterait ; il a neigeoté ; il avait neigeoté ; il eut neigeoté ; il aura neigeoté ; il aurait neigeoté ; qu'il neigeote ; qu'il neigeotât ; qu'il ait neigeoté ; qu'il eût neigeoté ; (en) neigeotant.

Le verbe neiger signifie tomber de la neige ; tomber, se répandre ou survenir de la même façon. Ce verbe vient du latin vulgaire nivicare, fréquentatif du bas latin nivere, attesté sous la forme impersonnelle nivit « il neige », puis sous la forme personnelle au sens de « devenir blanc comme la neige », dérivé de nix, nivis « neige ». La création de nivicare à côté du verbe classique ninguere est due au fait que le rapport entre ce dernier verbe et le substantif n'était plus perçu.

il neige ; il neigeait ; il neigea ; il neigera ; il neigerait ; il a neigé ; il avait neigé ; il eut neigé ; il aura neigé ; il aurait neigé ; qu'il neige ; qu'il neigeât ; qu'il ait neigé ; qu'il eût neigé ; (en) neigeant.

L'adjectif neigeux, neigeuse, qualifie ce qui est formé de neige, ce qui en contient ; ce qui est couvert de neige ; ce qui évoque la neige. Le temps est neigeux quand des précipitations de neige sont possibles.

Un déneigement est l'action de déneiger une voie ; le résultat de cette action ; la fonte des neiges, le fait de se débarrasser naturellement de la neige. Le verbe déneiger signifie ôter la neige ; fondre. Une déneigeuse, un déneigeur retirent la neige.

L'adjectif enneigé, enneigée, qualifie ce qui est couverte ou couvert de neige. Un enneigement est le fait d'être recouvert de neige ; l'état d'une surface enneigée, l'épaisseur de la couche de neige. Le verbe enneiger signifie couvrir de neige ; couvrir d'une matière blanche ou donner une coloration blanche qui évoque la neige.

Les Esquimaux ont une centaine de mots pour désigner la neige.

Cette légende est constamment répétée, avec des nombres divers, et elle ne possède aucun fondement réel. la première fois que je l'ai entendue, c'était en cours de philosophie et mon professeur voulait nous transmettre l'idée de la relativité des cultures et des civilisations. En dépit de cette intention louable, il aurait été incapable de fournir la liste de ces mots ou même d'en citer un. C'est quelque chose que l'on a entendu ou lu et que l'on rapporte toujours sans preuve.

L'anthropologue Laura Martin a reconstitué le développement du mythe avec les variantes de nombres qui peuvent aller de vingt à plus de cent. Geoffrey Pullum a recensé son étude dans The Great Eskimo Vocabulary Hoax (1991).

Combien de mots différents existent-ils ? La langue yup'ik possède deux douzaines de racines désignant la neige ou des actions en rapport avec la neige. Ce n'est pas quelque chose de significatif. Le français possède des racines aussi variées : neige, pleige, congère, avalanche, lavanche ou lavange, blizzard, poudrerie, bourrasque, flocon, fondrière, giboulée, névé ou niévé, gel, regel, glace, cristal... Des adjectifs pour désigner la neige : poudreuse, sèche, fondue, compacte... Des dérivés savants : nivéal, nivôse, niviforme, nives. Des mots composés : boule de neige, bonhomme de neige, pelotes de neige, chasse-neige, tourmentes de neige, fonte des neiges. Des dérivés : neigeux, enneigé, enneigement, déneiger. Des verbes régionaux : nèvoler (Savoie) pelucher (Lyon) pleiger (Suisse).

Le total des mots yup'ik peut être augmenté de manière considérable par les mots dérivés, composés. Les langues inuks peuvent ainsi construire une centaine de formes différentes à partir d'un radical de départ. Cependant, c'est vrai pour toutes les langues du monde et en particulier pour les langues agglutinantes comme les langues inuks.

En savoir plus : site de Dominique Didier.


Intéressons-nous maintenant à la neige elle-même. On sait que les Inuits ont un grand nombre de mots pour désigner la neige. Les Grecs anciens distinguaient, quant à eux, la neige qui tombe, khiôn, que l’on rattache à kheima, « hiver », de la neige tombée, niphas ou niphetos, que l’on rattache au latin nix, « neige », mais aussi aux termes anglais et allemand de même sens, snow et Schnee. Puisque nous parlons de neige, rappelons que c’est à elle, et non à la laine, que l’on doit l’expression faire sa pelote, qui signifie « amasser peu à peu des économies », et que cette pelote, on ne la fait pas grossir en y enroulant du fil, mais en y agglomérant de la neige. D’ailleurs dans les six premières éditions du Dictionnaire de l’Académie française, on se battait encore « à coups de pelotes de neige », et non « de boules de neige ». En savoir plus : Académie française.

Si grêler, grêle et grêlon sont d’origine inconnue, la dénomination de la neige vient du latin. Le verbe du latin populaire nivicare, qu’avait remplacé ninguere, a donné le verbe neiger. Le nom latin de la neige (nix, à l’accusatif nivem) est devenu, par le jeu des changements phonétiques, noif en ancien français. Mais on ne voyait plus le rapport entre noif et neiger et, au 14ème siècle, noif a été éliminé au profit de neige, fait d’après neiger. En savoir plus : Georges Gougenheim.


Le nom (un) névé (un amas de neige qui se trouve à l'origine d'un glacier ; ce qui évoque un névé par sa blancheur) vient d'un mot franco-provençal dérivé de la forme dialectale représentant le latin nix, nivis « neige » à comparer avec le latin nivatus « rafraichi avec de la neige ».

L'adjectif nival, nivale, nivaux, nivales, qualifie ce qui est formé de neige, ce qui caractérise, concerne la neige. Ce mot est emprunté au latin classique nivalis « (temps) neigeux ; (montagne) couverte de neige », dérivé de nix « neige ».

Une nivaquine est un antimalarique de synthèse dérivé de l'amino-quinoléine. Ce nom de marque déposée est construit par apocope à partir de l'adjectif latin nivalis « de neige ; couleur de neige » et de quinine.

Une nivation est l'action de la neige sur le relief. Ce nom est un dérivé savant du latin nix, nivis « neige », avec le suffixe -(a)tion.

L'adjectif nivéal, nivéale, nivéaux, nivéales, qualifie ce qui évoque la neige. Une plante nivéale fleurit en hiver ou se trouve dans la neige. Ce mot est un dérivé savant du latin nix, nivis « neige », avec le suffixe -al.

L'adjectif nivéen, nivéenne, qualifie ce qui évoque la neige par sa blancheur. Ce mot est un dérivé savant du latin niveus « qui a la blancheur de la neige », avec le suffixe -éen (-ien).

Le nom (une) nivéole (une plante) est un dérivé savant du latin niveus « qui a la blancheur de la neige ».

L'adjectif nivicole signifie qui vit en groupe sur les névés ou les glaciers pendant l'hiver. Ce mot est formé de nivi- du latin nives « neige » et de -cole emprunté au latin -cola, lui-même issu du verbe colo, colis, colere.

nivo- est tiré du latin nix, nivis « neige ».

Un dépôt nivo-éolien provient de la fonte de congères qui résultent d'amas de neige, de sable et de limon transportés par le vent.

L'adjectif nivoglaciaire qualifie ce qui concerne le régime des cours d'eau influencés par la fonte des neiges et des glaciers.

La nivologie est la science qui traite de la neige, de l'évolution du manteau nival, du déclenchement des avalanches.

L'adjectif nivologique se rapporte à la nivologie.

Une, un nivologue sont des spécialistes de l'étude, de la mesure de la neige.

Un nivomètre est un appareil servant à mesurer la hauteur de la neige.

Une nivométrie est une mesure de la neige tombée, du régime nival des cours d'eau.

L'adjectif nivométrique est relatif à la nivométrie, à la mesure de la neige.

Une, un nivoplanchiste sont des pratiquants de planche de neige. En anglais : snowboarder. Voir aussi : ligne de pente, planche de neige. JORF du 26/11/2008.

L'adjectif nivopluvial, nivopluviale, nivopluviaux, nivopluviales, signifie influencé(e) par la fonte des neiges et les chutes de pluie.

Un nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain. Ce nom est un dérivé savant du latin nix, nivis « neige ». Pour éviter la prononciation méridionale de [o] par [ɔ], Fabre d'Églantine, originaire de Carcassonne, a mis un accent circonflexe à nivôse, pluviôse, ventôse.

Une nivosité est la proportion de la neige dans l'ensemble des précipitations.