A. un nerf :
un filament anatomique.
B. les nerfs
: ce qui influence le comportement.
C. un nerf :
ce qui a l'apparence d'un filament.
D. le nerf :
la force, la vigueur.
A. Un nerf est un
filament anatomique composé de faisceaux de fibres nerveuses.
Une dénervation est
une suppression de l’innervation, pathologique ou chirurgicale.
une vessie dénervée
a perdu le contrôle de son système nerveux du fait d'une
neuropathie périphérique ou après une intervention de dénervation.
Le terme est en fait inexact, la vessie gardant toujours au moins en
partie l'action de son système nerveux autonome intrapariétal.
Une énervation (1)
est l'ablation ou la section d'un nerf ou d'un groupe de nerfs
innervant une région du corps ; c'est le procédé d'abattage des
animaux de boucherie par sectionnement du bulbe rachidien. Le verbe
énerver (1) signifie pratiquer une énervation.
Un agent innervant
est un neurotoxique. Une innervation est la répartition des
éléments nerveux dans l'organisme ou dans une partie de l'organisme
; c'est l'activité fonctionnelle des éléments nerveux. Le verbe
innerver signifie fournir en éléments nerveux une partie de
l'organisme ; déterminer l'activité
fonctionnelle des éléments nerveux d'une partie de l'organisme.
B. Les nerfs sont le
système nerveux, ce qui influence notablement le comportement, ce
qui entraine des réactions physiques ou psychologiques : avoir
les nerfs à vif, une crise de nerfs, taper sur les nerfs, une guerre
des nerfs.
Le verbe désénerver
signifie calmer.
L'adjectif énervant
(1), énervante, signifie qui
excite, agace les nerfs. L'adjectif énervé (1),
énervée, signifie qui est dans un état de nervosité, d'excitation
anormal ; qui manifeste cet état. Une (personne) énervée, un
énervé sont
dans un état d'énervement (1),
en proie à l'irritabilité, la nervosité, l'excitation. Le verbe
énerver (2) signifie exciter, irriter les nerfs de quelqu'un
; rendre nerveux. s'énerver (1)
signifie perdre la maitrise de soi, s'impatienter.
C. Un nerf est un
filament blanchâtre, un tendon, une aponévrose qui se rencontre
dans une viande. Une énervation (2)
était, au Moyen Âge, le supplice
qui consistait à bruler les tendons (appelés nerfs) des jarrets et
des genoux. L'adjectif
énervé
(2), énervée, signifie
qui a subi le supplice de l'énervation : les énervés
de Jumièges. Le verbe énerver
(3)
signifie
faire subir le supplice de
l'énervation.
Une nerf-férure est
une contusion d'un tendon fléchisseur du cheval. Ce nom est dérivé
de nerf féru (nerf et férir), avec le suffixe -ure.
Un
nerf est une nervure architecturale.
Un nerf est une
cordelette pour la reliure d'un livre, un
entrenerf
est au
dos d'un livre.
D.
Le
nerf
est la force, la
vigueur physique ou morale d'une personne ; c'est un élément qui
conditionne l'efficacité de quelque chose (L'argent
est le nerf de la guerre).
L'adjectif énervant
(2),
énervante, signifiait qui abat les forces, prive d'énergie. Une
énervation (3) était
la perte des forces morales ou physiques due à un relâchement de la
tension nerveuse. L'adjectif énervé
(3), énervée, signifiait
sans nerf, privé(e) de force, d'énergie ; dans un état
anormal de nervosité, d'excitation ; qui manifeste cet état. Un
énervement (2) était
l'état d'une personne ou d'un groupe de personnes qui manque de
vigueur, d'énergie, des énervements étaient des accès de
faiblesse. Énerver (4)
quelqu'un, c'était lui faire perdre ses forces physiques ou morales.
Énerver quelque chose, c'était en ôter le nerf, l'énergie, la
vigueur ; l'affaiblir, l'affadir. S'énerver
(2)
signifiait
s'affaiblir, s'affadir.
Le nom (un) nerf vient du
latin nervus « tendon, ligament ; nerf », également «
corde (d'un arc, de la lyre) ; lanière de cuir », et au figuré «
force, vigueur ; partie essentielle d'une chose ».
Voir nervi, nerv(o)-
(ci-dessous) et -nèvre tiré du grec
ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf » : un endonèvre (le
tissu conjonctif entourant chacune des fibres nerveuses à
l'intérieur d'un faisceau nerveux) ; un épinèvre (un
névrilème ou névrilemme, le
tissu conjonctif entourant chaque nerf ainsi que les vaisseaux
nutritifs de celui-ci) ; un périnèvre (le
tissu conjonctif entourant le faisceau nerveux d'un nerf
périphérique).
neur(o)- et névr(o)- sont
tirés du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf » : voir ci-dessous.
-neurien : un animal
épineurien (dont le système nerveux est au-dessus du tube
digestif) ; un épithélioneurien (un animal à système nerveux
superficiel) ; un hyponeurien (un animal dont la chaine nerveuse
est située sous le tube digestif).
Le nom (une) énervation est
emprunté au latin médiéval enervatio (formé sur le supin
enervatum de enervare) « affaiblissement, délabrement
».
Le verbe énerver est
emprunté au latin classique enervare « retirer les nerfs »
d'où « affaiblir, épuiser ».
Le verbe innerver est un
dérivé savant du latin nervus « nerf ».
Une nervation ou nervulation sont
la disposition de l'ensemble des nervures des ailes d'un insecte ou
d'une feuille.
Un végétal nervé,
une aile d'insecte nervée sont munis de nervures. Un objet
nervé ou nervuré est renforcé de nervures. Une
reliure nervée comporte des nervures.
Un végétal imparinervé
possède des nervures en nombre impair. Une feuille palminervée
ou palmatinervée a les nervures principales qui rayonnent à
partir du sommet du pétiole. Une feuille parinervée a deux
nervures égales, placées plus près du bord que du centre.
Le verbe nerver a
signifié renforcer, garnir de nerfs un objet, un matériau ;
nervurer, renforcer, décorer de nervures un objet, un matériau.
L'adjectif nerveux,
nerveuse, signifie relatif, relative aux nerfs ; qui a son origine,
son siège dans les nerfs ; qui est d'un tempérament irritable,
émotif ; qui est occasionnellement agacé(e), énervé(e) ; qui a
des muscles et des tendons fermes et/ou apparents ; qui montre de la
vigueur, de la résistance, de la rapidité, de la vivacité, du
tonus ; qui a été traité(e) de manière à devenir plus résistant
et plus souple ; qui est d'une texture résistante et dure ; qui est
flexible, résistant, résistante. Ce
mot est emprunté au latin
nervosus
« musculeux,
tendineux ;
vigoureux ;
plein de fibres (pour une
plante)», dérivé
de nervus
« nerf
».
L'adverbe nerveusement
signifie d'une façon
nerveuse.
L'adjectif
hypernerveux,
hypernerveuse, signifie trop sensible, excitable ; qui est atteint,
atteinte de névrose, de psychose.
Un
nervi
est un portefaix, un
porteur ; un voyou, un souteneur ; un
homme de main, un tueur. Ce
mot marseillais signifiant «
voyou
», est
issu par
métonymie
du provençal
nervi
« nerf,
tendon »
«
force, vigueur
», du latin
nervium,
variante
de nervus
« nerf
».
L'adjectif
nervicide signifie qui tue les nerfs, enlève tout dynamisme.
Un nervin est une
substance qui agit sur les nerfs, qui a la propriété de tonifier ou
de calmer les nerfs : un (médicament) nervin.
Un
nervisme est une doctrine fondée sur la soumission à
l'organisation nerveuse de tous les processus ayant lieu dans
l'organisme, aussi bien à l'état normal, qu'à l'état
pathologique.
On lit parfois nervo-
pour neuro- tiré du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf ».
Un
nervosisme est une neurasthénie, une nervosité, un état
habituel de très grande irritabilité et d'instabilité. Ce nom est
un dérivé savant de nerveux, avec le suffixe -isme.
A. Une nervosité est
une tension physique, une vivacité de tempérament, de mouvement ;
un état de souplesse et de résistance d'un matériau ; l'aptitude
d'un véhicule, d'un moteur à répondre rapidement à la commande
d'accélération, à prendre rapidement de la vitesse ; une vigueur,
une vivacité d'expression, d'interprétation d'une œuvre
artistique.
B. Une nervosité est
une irritabilité, une instabilité habituelle du comportement ; un
état d'irritation, d'excitation nerveuse occasionnelle, de malaise.
Ce
nom est un dérivé savant de nerveux, avec le suffixe -ité.
L'adjectif
nervu, nervue, signifie qui a du nerf, qui montre de la
vigueur, de la résistance, de la rapidité.
Une
nervulation ou nervation sont la disposition de
l'ensemble des nervures des ailes d'un insecte ou d'une feuille. Le
nom (une) nervation est dérivé de nerf, avec le suffixe -(a)tion.
En
entomologie, une nervule est une nervure transverse.
En entomologie, l'adjectif nervural,
nervurale, nervuraux, nervurales, est en rapport avec une nervure.
Une nervure est une
ligne, un cordon apparaissant sur une surface, ayant l'aspect d'un
nerf ; un élément de soutien d'une matière, d'une substance souple
; un élément de renforcement, de soutien d'un matériau rigide ou
souple ; une côte, une arête formant saillie dans un élément, un
ensemble. Ce
nom est dérivé de nerf avec le suffixe -ure.
Chez les insectes, une
nervure est un tube chitineux ramifié, formé par le couplage des
parois supérieures et inférieures de l'aile, dont la structure est
destinée à soutenir des parties membraneuses formant des cellules
et à rigidifier l'aile : nervures longitudinales et nervures
transverses ; nervure accessoire, nervure anale, nervure anténodale,
nervure basale, nervure basale-médiane cubitale, nervure brachiale,
nervure costale, nervure cubitale, nervure de soutien, nervure
discale, nervure discale-médiane cubitale, nervure du secteur de la
radiale, nervure humérale, nervure inter-radiale, nervure
intercalaire, nervure intercostale, nervure jugale, nervure
marginale, nervure médiane, nervure médiane supplémentaire,
nervure médio-cubitale, nervure postcubitale, nervure postcubitale
transverse, nervure postmarginale, nervure radiale, nervure
radio-médiane, nervure récurrente, nervure secteur radial, nervure
sous-costale, nervure stigmale, nervure subcostale, nervure
submarginale, nervure subnodus, nervure transcubitale, nervure
transverse ou transversale ; nervures anténodales, nervures jugales,
nervures longitudinales, nervures postcubitales transverses, nervures
postnodales, nervures récurrentes, nervures transcubitales, nervures
transversales, nervures transverses postcubitales.
L'adjectif nervuré,
nervurée, qualifie ce qui est nervé, muni de nervures ; ce qui est
renforcé, garni de nervures ; ce qui est en forme de nervure.
Le verbe nervurer
signifie garnir, renforcer de nervures un objet, un matériau ou
décorer de nervures.
neur(o)-
et névr(o)- sont tirés du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf ».
Ce terme a été introduit en médecine par Hippocrate pour désigner
les tendons et, plus tard, les nerfs. L’étymologie de νεῦρον
est incertaine, bien que des liens soient suggérés avec le grec
ancien νέος (néos), signifiant « nouveau »,
en raison de la perception que les nerfs étaient de nouvelles
extensions du corps. Au fil du temps, le terme νεῦρον a été
adopté par les Romains sous la forme nervus, puis repris dans
de nombreuses langues européennes, donnant naissance aux formes
neur- et névr- que nous connaissons aujourd'hui, employées comme
préfixes pour désigner des éléments liés au système nerveux.
L'adjectif
neural,
neurale, neuraux, neurales, est relatif au système nerveux.
Une névralgie
est une douleur
siégeant sur le trajet d'un nerf sensitif ou dans le territoire
qu'il innerve.
L'adjectif névralgiforme
qualifie ce qui a les
caractéristiques de la névralgie.
L'adjectif névralgique
est relatif à la névralgie, à ce qui a les caractéristiques de la
névralgie. Un point névralgique est l'endroit d'un nerf où la
douleur est particulièrement aigüe ; un point sensible, vulnérable
; un point de communication, de convergence. Une situation
névralgique présente une certaine fragilité, une certaine
difficulté.
Un névralgisme facial
est une forme de névralgie de la face.
Une neuramidinase est
l'enzyme hydrolysant la
liaison qui unit une molécule d’acide N-acétylneuraminique à une
chaine polyosidique de gangliosides ou de mucopolysaccharides. On lit
un déficit en neuraminidase avec déficit en β-galactosidase.
Une alpha-neuraminidase
est l'enzyme dont le déficit
congénital, autosomique récessif, est responsable d’une
sphingolipidose, la sialidose.
Un
acide neuraminique est un acide dérivé des sucres aminés,
présent sous forme N-acétylée ou N-glycolylée appelées acides
sialiques, dans de nombreuses combinaisons osidiques naturelles (les
gangliosides, les mucines, les glycoprotéines acides, des oligosides
du lait de femme).
On lit un acide
acétylneuraminique.
L'adjectif
névramphipétale signifie dont les pétales sont ornés d'une
nervure qui fait le tour. Ce
mot est formé de névr(o)-, amphi-, pétale.
Une
neurasthénie est
un syndrome associant des troubles fonctionnels et psychiques
; un état de fatigue, d'abattement ; une tendance au pessimisme, aux
idées noires ; une névralgie. Une, un neurasthénique
sont atteints de
neurasthénie. L'adjectif neurasthénique est relatif à la
neurasthénie, à quelqu'un qui est atteint de neurasthénie.
Une hystéro-neurasthénie
est une hystérie dont les accidents rappellent les troubles
neurasthéniques.
Un
névraxe est l'axe cérébro-spinal du système nerveux
central.
Une névraxite
est une encéphalite,
une inflammation du névraxe.
Un
névrilème
ou névrilemme
est
le tissu conjonctif entourant chaque nerf ainsi que les vaisseaux
nutritifs de celui-ci.
Un
neurilemmome est un schwannome.
Un neurilemmome cutané
est une tumeur bénigne, le plus souvent unique, sphérique,
intradermique ou souscutanée, recouverte de peau normale, ferme à
la palpation, généralement indolore et mesurant de un à plusieurs
cm de diamètre, siégeant fréquemment au poignet, sur la face
antérieure des avant-bras, dans les plis du coude et des genoux, aux
lèvres ou sur la langue.
Un
neurinome est une tumeur bénigne d'un nerf. Ce nom est
emprunté au latin scientifique neurinoma, composé du radical
du grec « fait de nerfs » et de -oma correspondant à -ome.
Un
neurite est un axone.
Une
névrite est une lésion inflammatoire ou dégénérative d'un
nerf ; une névralgie. L'adjectif névritique est relatif à
la névrite.
Une multinévrite est
une affection caractérisée par plusieurs névrites.
L'adjectif et le nom
neuro-arthritique qualifient quelqu'un qui est atteint de
neuro-arthritisme.
Un neuro-arthritisme
est une diathèse, une disposition inflammatoire, une tendance
pathologique associant des manifestations arthritiques et nerveuses
La
neurobiologie est l'étude du fonctionnement des
neurones.
La neurobiologie moléculaire
est l'étude des phénomènes vitaux au niveau des structures
moléculaires des neurones.
Une, un neurobiologiste
sont des spécialistes.
Un
neuroblaste est une cellule nerveuse embryonnaire donnant
naissance au tube neural, ébauche du système nerveux, et aux
neurones.
L'adjectif neuroblastique
qualifie ce qui est composé de neuroblastes.
La neurocardiologie est
la dscipline étudiant l'interaction entre le système nerveux et le
système cardiovasculaire.
Les neurochætidés
sont une famille d'insectes
néoptères endoptérygotes diptères brachycères muscomorphes
érémoneures
cyclorrhaphes aschizes acalyptères opomyzoïdes.
Une
neurochimie ou neurobiochimie sont l'étude des
constituants du système nerveux et des substances qui interviennent
dans son fonctionnement.
L'adjectif
neurochirurgical,
neurochirurgicale,
neurochirurgicaux, neurochirurgicales,
est relatif à la neurochirurgie,
la branche de la chirurgie se concentrant sur le traitement des
affections du système nerveux, incluant le cerveau, la moelle
épinière, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Une
neurochirurgienne, un neurochirurgien sont des chirurgiens
spécialistes.
On
lit des troubles neurocognitifs.
Une
sécrétion neurocrine est une sécrétion par une cellule
nerveuse. Un tissu nerveux neurocrine sécrète une
neurohormone.
Une
neurocrinie
est le passage direct
dans le tissu nerveux des produits de sécrétion de certaines
glandes endocrines (hypophyse) ; c'est une neurosécrétion.
L'adjectif neurodégénératif,
neurodégénérative,
qualifie ce qui concerne
la dégénérescence du système nerveux.
Un
neurodépresseur est une substance qui diminue l'activité du
système nerveux.
Une
névrodermite est une affection cutanée.
Une
neurodiversité
est
l'ensemble des différents fonctionnements neurologiques et traits
comportementaux qui font partie de l'espèce humaine. En parlant de
neurodiversité, on vise principalement à faire reconnaître les
fonctionnements neurologiques atypiques (par exemple, les troubles
neurodéveloppementaux)
comme des variations naturelles au sein du genre humain, et à faire
respecter les personnes neurodivergentes. OQLF.
Les
adjectifs neuroendocrine ou neuroendocrinien,
neuroendocrinienne, sont relatifs à la neuroendocrinologie. On lit
un cancer neuroendocrinien ou carcinome neuroendocrinien
Une neuroendocrinologie
est une étude de l'activité endocrinienne du système nerveux
végétatif.
La
neuroéthique étudie les questions éthiques
soulevées par les avancées des neurosciences, notamment en matière
de neuro-amélioration, neuro-enhancement, de confidentialité
des données cérébrales et de libre arbitre.
La neuroéthologie
est l'étude du comportement, des
mœurs des animaux en réaction à un stimulus.
On lit des
pathologies neuro-évolutives
de type maladie d’Alzheimer.
L'adjectif neurofibrillaire
est relatif aux neurofibrilles, à ce qui est composé de
neurofibrilles.
Une neurofibrille est
une fibre dans le cytoplasme de la cellule nerveuse, le cylindraxe et
les dendrites.
Une
neurofibromatose est une maladie héréditaire.
Un neurofibrome est
une tumeur bénigne se développant à partir des gaines nerveuses,
se présentant soit comme une formation solitaire périphérique, de
consistance molle, recouverte de peau normale ou brunâtre, soit sous
forme de lésions multiples faisant partie de la neurofibromatose de
von Recklinghausen.
Un neurofibrosarcome
ou neurosarcome sont une tumeur résultant de la
dégénérescence maligne d’un neurofibrome.
La
neurogénèse est la formation de nouveaux
neurones dans le cerveau adulte, initialement considérée comme
impossible, elle est aujourd'hui confirmée dans certaines régions.
La
neuro-gériatrie se concentre sur les troubles
neurologiques chez les personnes âgées.
Dans le système nerveux, les cellules gliales
(parfois la névroglie ou tout simplement glie, du grec
γλοιός, gloios, « gluant ») sont les cellules qui
forment l'environnement des neurones. Elles assurent le maintien de
l'homéostasie, produisent la myéline et jouent un rôle de soutien
et de protection du tissu nerveux en apportant les nutriments et
l'oxygène, en éliminant les cellules mortes et en combattant les
pathogènes. On lit aussi une neuroglie.
L'adjectif névroglique
est relatif à la névroglie, à ce qui est formé de névroglie.
Une
neurohistologie est une histologie du système nerveux.
L'adjectif
neuro-hormonal,
neuro-hormonale, neuro-hormonaux, neuro-hormonales, est relatif aux
hormones sécrétées par certains tissus nerveux.
Une
neurohormone
est une substance
protéique (peptide) sécrétée par certains éléments du système
nerveux, capable d'agir localement ou à distance, comme les
médiateurs chimiques et les facteurs libérés par l'hypothalamus et
qui déclenchent, ou inhibent, la production d'hormones par le lobe
antérieur de l'hypophyse ; c'est aussi une hormone produite par le
système neurosécréteur des insectes c'est à dire par les cellules
neurosécrétrices de la pars intercerebralis, mais également
par les cellules neurosécrétrices des glandes de mue.
Une
neurohypophyse
est
une posthypophyse.
On
lit un dysfonctionnement neuro-immunitaire.
La
neuro-immunologie étudie le système immunitaire
et son interaction avec le système nerveux.
L'adjectif neuroleptique
qualifie ce qui exerce une action calmante sur le système nerveux :
un (médicament) neuroleptique.
Ce mot est composé
de neuro- tiré du grec ν ε υ ρ ο ν « nerf » et -leptique «
qui affecte en calmant », en grec -λ η π τ ι κ ο ́ ς « qui
prend ou reçoit volontiers », dérivé de λ η π τ ο ́ ς «
qui peut être appréhendé », dérivé de λ α μ β α ́ ν ε ι
ν « prendre, saisir ».
Une,
un neurolinguiste sont des spécialistes de neurolinguistique.
Une
neurolinguistique est une science qui traite de la pathologie
du langage, en particulier des aphasies.
A. La neurologie est
la partie de la médecine qui traite des troubles du système
nerveux, tels que les maladies neurologiques, les accidents
vasculaires cérébraux, l’épilepsie et les troubles de la
mémoire.
B. La neurologie ou
névrologie sont l'étude de l'anatomie et de la physiologie
du système nerveux central.
Les adjectifs neurologique
ou névrologique qualifient ce qui concerne la neurologie,
la pathologie du système nerveux et les traitements qu'elle
nécessite. Une, un
neurologiste ou
neurologue,
névrologue
sont ceux
qui étudient,
qui traitent
les maladies du système nerveux.
La paléoneurologie
est la partie de la paléontologie qui étudie l'évolution du
système nerveux et de l'encéphale chez les vertébrés fossiles.
Un
névrome :est une lésion pseudotumorale survenant au niveau
de nerfs périphériques et généralement rattachée à une cause
traumatique.
Un neurome ou névrome
cutané sont une tumeur bénigne résultant d’une accumulation
dans le derme de fibres nerveuses myélinisées.
Un
neuromédiateur est un médiateur chimique synthétisé et
libéré par un neurone. On lit aussi un neurotransmetteur.
La
neuromercatique
est
l'étude des mécanismes
cérébraux susceptibles d'intervenir dans le comportement des
consommateurs. La
neuromercatique recourt notamment aux techniques de l'imagerie
médicale et observe la façon dont le cerveau répond à divers
stimuli. En anglais :
neuromarketing.
Voir aussi : mercatique par
stimulation sensorielle. JORF du 13/03/2013.
Un
neuromère est chacun des segments du tube neural ; c'est
aussi un segment métamérique du système nerveux chez les annélides
et les arthropodes.
Une neuromérie est
une segmentation du tube neural embryonnaire.
L'adjectif
neuromorphique : qualifie ce qui imite le
fonctionnement des neurones et des synapses biologiques. On parle,
par exemple, de « composant neuromorphique », de « puce
neuromorphique », voire d’« informatique neuromorphique ». On
trouve aussi le terme « neuromorphe ». En anglais :
neuromorphic. Voir aussi : neurone artificiel, réseau de
neurones artificiels. JORF du 22/01/2020.
L'adjectif
neuromoteur, neuromotrice, est relatif au système nerveux et
ce qui commande l'activité motrice.
Les
adjectifs neuromusculaire ou nervo-musculaire se
rapportent aux nerfs et aux muscles.
L'adjectif neuromyonique
qualifie ce qui
concerne les fibres nerveuses et les fibres musculaires.
Les adjectifs
neuronal, neuronale, neuronaux, neuronales, et neuronique
sont relatifs au neurone.
Un neurone est une cellule nerveuse qui est
l'unité fondamentale morphologique et fonctionnelle du tissu
nerveux, responsable de la transmission des informations via des
signaux électriques et chimiques. Ce
nom est un dérivé savant du grec
ν ε υ ̃ ρ ο ν «
nerf,
fibre
».
On lit, en entomologie, les neurones auditifs, les
neurones gustatifs, les neurones moteurs, les neurones
multidendritiques, les neurones olfactifs, les neurones sensoriels.
Un motoneurone est un
neurone moteur, une cellule de la moelle.
Un neurone artificiel
ou neurone formel est un dispositif à plusieurs entrées et
une sortie, qui simule certaines propriétés du neurone biologique.
La valeur de sortie du neurone artificiel est une fonction non
linéaire, généralement à seuil, d’une combinaison de valeurs
d’entrée dont les paramètres sont ajustables. En anglais :
artificial neuron ; artificial neurone ; formal neuron ; formal
neurone. Voir aussi : neuromorphique, réseau de neurones
artificiels. JORF du 09/12/2018.
Un réseau de neurones
(artificiels) ou réseau de neurones formels sont
un ensemble de neurones artificiels interconnectés qui constitue une
architecture de calcul.
Un
réseau neuronal artificiel (RNA) est un modèle computationnel
inspiré du fonctionnement des réseaux neuronaux biologiques
présents dans le cerveau. Il s'agit d'un ensemble d'algorithmes
conçus pour reconnaître des motifs. Les RNA sont couramment
utilisés dans le domaine de l'apprentissage automatique (machine
learning) et de
l'intelligence artificielle (IA).
Un RNA est constitué de
plusieurs couches de nœuds interconnectés, appelés neurones
artificiels ou perceptrons. La couche d'entrée reçoit les données
brutes, les
couches cachées effectuent des calculs complexes sur les données,
la
couche de sortie produit le résultat final, en fonction de la tâche
à accomplir (classification, régression, etc.).
Chaque
neurone reçoit des entrées, qui sont des valeurs numériques.
Chaque entrée est multipliée par un poids (weight)
associé. La somme pondérée de ces entrées est ensuite passée à
travers une fonction d'activation (activation
function). La fonction
d'activation introduit une non-linéarité dans le réseau, ce qui
permet de modéliser des relations complexes. Le résultat de la
fonction d'activation est la sortie du neurone.
L'apprentissage
d'un RNA consiste à ajuster les poids des connexions entre les
neurones afin de minimiser une fonction de perte (loss function). La
fonction de perte mesure la différence entre les prédictions du
réseau et les valeurs réelles. Les algorithmes d'optimisation, tels
que la descente de gradient (gradient
descent), sont utilisés
pour ajuster les poids de manière itérative.
Il existe de
nombreux types de réseaux neuronaux, adaptés à différentes
tâches. Les
réseaux
neuronaux perceptron multicouche (MLP) sont les plus basiques et sont
utilisés pour des tâches de classification et de régression. Les
réseaux de neurones
convolutionnels (CNN) sont particulièrement efficaces pour le
traitement d'images et de vidéos, ils
utilisent des couches de convolution pour extraire des
caractéristiques locales. Les
réseaux de neurones
récurrents (RNN) sont conçus pour traiter des séquences de
données, telles que le texte ou les séries temporelles, ils
ont une mémoire interne qui leur permet de se souvenir des
informations passées. Les
transformateurs ont
une architecture plus
récente, très performante notamment dans le traitement du langage
naturel, notamment grâce à leur mécanisme d'attention.
Les
réseaux neuronaux artificiels sont utilisés dans de nombreux
domaines : vision
par ordinateur (reconnaissance
d'objets, classification d'images, détection de visages),
traitement du langage naturel
(traduction
automatique, analyse de sentiments, génération de texte),
reconnaissance vocale
(transcription
de la parole en texte),
robotique (navigation
autonome, contrôle de robots),
finance (prédiction
de cours de bourse, détection de fraudes),
médecine (diagnostic
médical, découverte de médicaments).
Les
RNA nécessitent généralement de grandes quantités de données
pour être entrainés efficacement, leur entrainement peut être
couteux en termes de temps et de ressources informatiques. Ils
peuvent être difficiles à interpréter, ce qui rend difficile la
compréhension de leurs décisions. Ils peuvent surapprendre les
données d'entraînement, ce qui réduit leur capacité à
généraliser à de nouvelles données. De petites variations dans
les données d'entrée peuvent entraîner des changements importants
dans la sortie du réseau.
Les
tendances actuelles sont le deep learning
(l'utilisation de réseaux neuronaux profonds avec de nombreuses
couches cachées), le transfer learning (la
réutilisation de modèles pré-entraînés sur de grandes quantités
de données pour résoudre des tâches similaires),
l'auto-apprentissage, self-supervised learning (l'entrainement
de modèles sur des données non étiquetées), l'explicabilité,
explainable AI - XAI (le développement de méthodes pour
rendre les RNAs plus transparents et interprétables), l'edge
computing (le déploiement de modèles d'IA sur des appareils
périphériques : smartphones, capteurs, etc.).
Un
neuronème est les fibrilles nerveuses de l'ectoplasme des
ciliés.
La
neuro-oncologie est la spécialité se concentrant
sur le diagnostic et le traitement des tumeurs du système nerveux.
La
neuro-ophtalmologie est le domaine intégrant la
neurologie et l’ophtalmologie pour traiter les troubles visuels
liés à des affections neurologiques.
Les
adjectifs neuroparacrine et neuroparacrinien,
neuroparacrinienne, sont relatifs à une sécrétion d’un neurone
agissant sur une cellule voisine sans passer par la voie sanguine.
L'adjectif névropathe
qualifie quelqu'un qui est atteint de troubles mineurs de la
personnalité, qui est névrosé.
Une, un névropathe
ou névropathique sont atteints de névropathie, un
état de faiblesse du système nerveux central occasionnant des
troubles psychiques ou une névrose.
L'adjectif névropathique
est relatif à la névropathie.
Une
neuropathie est une affection du système nerveux.
La neuropathologie
est l'étude des maladies du système nerveux et des nerfs.
La
neuro-pédiatrie est la branche de la pédiatrie
se concentrant sur les troubles neurologiques chez les enfants.
Un
neuropeptide est un peptide (une chaine d'acides aminés), une
substance servant de neuromédiateur.
Une,
un neuropharmacologue sont des spécialistes de
neuropharmacologie.
La
neuropharmacologie est l'étude des substances ayant une
action sur les nerfs et le système nerveux central.
L'adjectif
neurophile signifie neurotrope, qui peut concerner les nerfs.
La
neurophysiologie est la partie de la physiologie qui traite du
système nerveux. L'adjectif neurophysiologique est relatif à
la neurophysiologie. Une, un neurophysiologiste sont des
spécialistes.
Un
neuropile
est, chez
les insectes, ce qui
correspond au cortex
cellulaire des vertébrés.
Une
neuroplasticité est l'aptitude des neurones à se transformer
pour s'adapter et la capacité du cerveau à se modifier et à
s'adapter en réponse à l'expérience, ce qui permet l'apprentissage
et la récupération après une lésion cérébrale.
Une
neuroplégie est une action dépressive globale sur les
différentes fonctions nerveuses.
Un neuroplégique ou
une substance neuroplégique exercent une forte action
dépressive sur les centres nerveux.
Une
neuroprothèse
est
un dispositif médical électronique ou électromécanique relié au
système nerveux, qui permet de pallier la défaillance d'un organe
ou d'une fonction. Une neuroprothèse peut être utilisée dans le
cas d'une surdité profonde ou d'une vision déficiente : on parle
alors de « neuroprothèse sensorielle ». Une neuroprothèse peut
aussi pallier une difficulté à marcher : on parle alors de «
neuroprothèse motrice ». L'adjectif dérivé de « neuroprothèse »
est « neuroprothétique
». En anglais : neuroprosthesis.
JORF du 07/08/2022.
Les neuroprothèses
sont des dispositifs électroniques conçus pour être directement
reliés au système nerveux et permettre le fonctionnement de
prothèses ou d’appareils destinés à remplacer un organe
défectueux ou une fonction perdue. Elles peuvent être utilisées
pour palier des déficiences sensorielles, comme certaines formes de
cécité ou de surdité. Dans ce cas, elles fonctionnent en
transmettant au cerveau de l’information captée dans
l’environnement (grâce à une caméra ou à un micro), comme le
feraient les cellules sensorielles de la rétine ou de l’oreille
interne. Mais les neuroprothèses peuvent également fonctionner dans
le sens inverse, en captant des signaux neuronaux, par exemple dans
les aires cérébrales impliquées dans la motricité ou dans la
parole : une fois décodés, ces signaux permettront de commander un
fauteuil ou un bras motorisé, une prothèse de membre ou un
exosquelette, un vocalisateur… En savoir plus : Inserm.
Une,
un neuropsychiatre sont des spécialistes de la
neuropsychiatrie, la partie de la médecine étudiant les
relations entre le cerveau et les troubles mentaux, intégrant la
neurologie et la psychiatrie. L'adjectif neuropsychiatrique
est relatif à la neuropsychiatrie.
La
neuropsychologie est l'étude des relations entre les
phénomènes psychiques, la physiologie et la pathologie du système
nerveux. L'adjectif neuropsychologique est relatif à la
neuropsychologie. Une, un neuropsychologue sont des
spécialistes.
Les
ailes d'un
insecte névroptère
sont transparentes et traversées d'un réseau de nervures croisées.
Ce mot est formé
du grec
ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf
» pris au sens particulier
de « nervure
» et de -π τ ε ρ ο ν,
de π τ ε ́ ρ ο ν «
aile
» (voir
: -ptère).
Les
(insectes) neuroptères
ou névroptères sont l'ordre d'insectes neuroptéridés
comprenant ceux qui possèdent quatre ailes membraneuses richement
nervurées et qui effectuent des métamorphoses complètes
(holométaboles).
Mais alors si les ascalaphes
ne sont ni des libellules (odonates) ni des papillons (lépidoptères)
qui sont-ils ? On les classe dans un ordre d’insectes méconnu du
grand public, sans nom populaire pour le traduire, les névroptères,
soit mot-à-mot « à ailes nervurées », autrefois appelés
planipennes (« ailes plates »). On y trouve une bonne dizaine de
familles dont : les chrysopes ou « mouches aux yeux d’or », les
hémérobes, les mantispes aux étonnantes pattes ravisseuses (voir
la chronique sur ces insectes très surprenants), les osmyles et les
fourmilions. Dans ce vaste groupe de près de 6500 espèces, seules
les chrysopes sont vraiment connues du grand public. Extrait de Le
ballet magique des ascalaphes (Zoom nature).
Les neuroptéridés
(1) sont le super-ordre d'insectes
néoptères regroupant les ordres des névroptères, des mégaloptères
et des raphidioptères.
Un insecte névroptéroïde
ressemble à un névroptère et qui présente donc quatre ailes
transparentes égales souvent indépendantes les unes des autres et
une vie larvaire prolongée.
Les
neuroptéridés (2) sont un groupe de fougères fossiles. Un
neuroptéris est un genre de fougères.
La
neuro-radiologie est la branche de la radiologie utilisant des
techniques d'imagerie pour diagnostiquer et surveiller les affections
du système nerveux.
La
neuro-rhumatologie est la spécialité abordant
les affections rhumatologiques affectant le système nerveux.
Les neurorthidés ou
névrorthidés sont une famille
d'insectes néoptères endoptérygotes neuroptéridés névroptères.
Les
neurosciences constituent un domaine multidisciplinaire
regroupant la neurologie, la neurobiologie, la neurophysiologie, la
neuropsychologie, les neurosciences cognitives et l’imagerie
cérébrale. Leur objectif est d’étudier le système nerveux,
notamment le cerveau, afin de comprendre son fonctionnement, son
développement, sa structure et sa chimie.
Les
premières réflexions sur le cerveau remontent à l’Antiquité
grecque avec des penseurs comme Alcmaeon de Crotone, qui suggéra que
le cerveau était le siège de l'âme et de la pensée. Hippocrate,
quant à lui, reconnut l'importance du cerveau dans le contrôle des
fonctions corporelles.
René Descartes (1649) proposa la
dualité corps-esprit, distinguant le corps physique du cerveau et
l'esprit immatériel. Les travaux de Thomas Willis au 17ème siècle,
avec sa description détaillée de l’anatomie cérébrale,
marquèrent une avancée significative.
Paul Broca (1861)
identifia une zone spécifique du cerveau (l’aire de Broca)
responsable de la production du langage, confirmant l'idée de la
spécialisation des fonctions cérébrales. Carl Wernicke (1874)
découvrit une autre zone (l'aire de Wernicke) impliquée dans la
compréhension du langage. Santiago Ramón y Cajal (fin du 19ème
siècle) développa la théorie neuronale, affirmant que le cerveau
est constitué de cellules individuelles (neurones) interconnectées,
et non d'un réseau continu. Il est considéré comme le père des
neurosciences modernes.
L'invention de
l'électroencéphalographie (EEG) dans les années 1920 permit
d'enregistrer l'activité électrique du cerveau. Le développement
de techniques d'imagerie cérébrale telles que la tomographie par
émission de positrons (TEP), l'imagerie par résonance magnétique
fonctionnelle (IRMf) et l'électrocardiographie (ECG) a révolutionné
la façon dont les scientifiques étudient le cerveau en action.
Les
domaines de recherche actuels sont les neurosciences
cognitives (l'étude des mécanismes neuronaux à l'origine des
processus mentaux tels que la perception, l'attention, la mémoire,
le langage et la prise de décision), les neurosciences
affectives (une recherche sur les bases neuronales des émotions
et de l'affectivité), les neurosciences sociales (l'étude des
circuits neuronaux impliqués dans les interactions sociales,
l'empathie et la cognition sociale), la neuroplasticité (la
capacité du cerveau à se modifier et à s'adapter en réponse à
l'expérience, ce qui permet l'apprentissage et la récupération
après une lésion cérébrale), la neurogénèse (la formation
de nouveaux neurones dans le cerveau adulte, initialement considérée
comme impossible, elle est aujourd'hui confirmée dans certaines
régions), les maladies neurologiques et psychiatriques (recherche
sur les causes et les traitements des maladies telles que la maladie
d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la schizophrénie, la
dépression et l'autisme), la neuroéthique (les questions
éthiques soulevées par les avancées des neurosciences, notamment
en matière de neuro-amélioration, neuro-enhancement, de
confidentialité des données cérébrales et de libre arbitre).
Une
névrose est
un trouble fonctionnel du système nerveux sans lésion
organique de celui-ci, se manifestant par des troubles physiques au
niveau d'un organe ; une affection psychique caractérisée par
l'absence de lésion ou de trouble organique ; une affection
caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels ; une
affection psychogène résultant d'un conflit inconscient entre les
désirs du sujet et les interdits. Ce nom est dérivé du grec
ν ε υ ̃ ρ ο ν « nerf
» (voir
: neuro-, névro-) à l'aide
du suffixe
-ose.
Une logonévrose est
un trouble du langage associé à une névrose.
L'adjectif et le nom
névrosé, névrosée, qualifient quelqu'un qui est atteint de
névrose, qui est névrotique.
Un névrosisme est
une tendance aux réactions névrotiques, sans symptôme net de
névrose.
Une névrosité est
un état de névrose.
L'adjectif névrotique
est relatif à la névrose, à ce qui a les caractères de la
névrose. Une, un névrotique sont atteints de névrose.
L'adjectif
neurosécréteur,
neurosécrétrice, est relatif à la neurosécrétion, à ce
qui a une activité de neurosécrétion.
Une neurosécrétion
est une activité glandulaire endocrine de la cellule nerveuse.
Un
neurosome
est chacune des
particules présentes dans le cytoplasme de la cellule nerveuse ;
c'est le corps de la cellule nerveuse.
Les neurostigmatidés
: une famille d'insectes psocoptères psocomorphes épipsocètes.
Une
neurostimulation
transcutanée est
un procédé de stimulation périphérique (par aiguilles
d'acupuncture ou électrodes de surface) destiné à avoir un effet
inhibiteur sur la douleur.
Une
neurotensine est un peptide hypothalamique.
Des
neurostéroïdes sont des stéroïdes présents dans le
système nerveux, central et périphérique.
On
lit un système implantable non rechargeable de neurostimulation
médullaire.
L'adjectif
neurotique qualifie ce qui se rapporte au nerf, agit sur le
nerf ou le système nerveux.
Un
neurotome ou névrotome sont un scalpel.
Une neurotomie ou
névrotomie sont une section chirurgicale d'un nerf.
Un cheval névrotomisé
a subi une névrotomie.
Une
neurotonie est un trouble du système neurovégétatif.
L'adjectif neurotonique
signifie atteint, atteinte de neurotonie.
Une
neurotoxine est une toxine agissant sur les cellules
nerveuses.
Un
(gaz) neurotoxique atteint le système nerveux et le contrôle
des muscles. On lit des insecticides neurotoxiques.
Un
neurotransistor
est
un composant électronique neuromorphique constitué de
résistances-mémoires et de transistors, qui associe le stockage de
données et le traitement de l'information. Les neurotransistors sont
utilisés notamment dans les réseaux de neurones artificiels où ils
améliorent les temps de réponse et la puissance de calcul, tout en
diminuant la consommation d'énergie. On trouve aussi, dans le
langage professionnel, le terme « memtransistor », qui n'est pas
recommandé. En anglais : memtransistor,
neurotransistor.
Voir aussi : neuromorphique, réseau de neurones artificiels,
résistance-mémoire. JORF du 30/07/2021.
Un
neurotransmetteur est un médiateur chimique.
Une neurotransmission
est une transmission des messages nerveux par un neurotransmetteur.
L'adjectif
neurotrique signifie qui a les nervures de ses feuilles
velues.
L'adjectif
neurotrophique est relatif à des troubles trophiques
d'origine nerveuse.
L'adjectif neurotrope
signifie qui a une affinité spéciale pour le système nerveux ; qui
atteint spécifiquement le système nerveux ; qui agit électivement
sur le système nerveux. L'adjectif neurotropique signifie qui
a une affinité spéciale pour le système nerveux.
Un neurotropisme est
le fait d'avoir une action élective sur le système nerveux.
La
neuro-urologie est la spécialité traitant des
troubles neurologiques affectant le système urinaire et les
fonctions liées.
Un
neurovaccin ou une neurovaccine sontun vaccin.
L'adjectif
neurovégétatif,
neurovégétative,
est relatif au système nerveux autonome ou végétatif ;
à ce qui appartient à ce système.
Le
nom (une) neurula
(un
stade embryonnaire)
est composé de neur(o)- et
du suffixe
-ula, variante
savante
de -ule, employée dans blastula, gastrula.
Une neurulation est
le passage de la forme gastrula à la forme neurula.