Nouvelles remarques et études de l'Académie française (octobre 2027). Dire, ne pas dire.
Dans son excellente Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain, parue en 1972, Dupré écrivait : « Accoucher est un terme concret, un peu brutal, qu’on évite souvent. Pratiquement on emploie plutôt mettre au monde ou avoir un enfant. » Cela a été vrai dans une langue soutenue et euphémique, mais dans l’usage courant, c’est accoucher que l’on employait, et ce depuis fort longtemps. En savoir plus : Accoucher, engendrer, enfanter
Ces quatre noms sont synonymes, mais, au cours de leur histoire, ils se sont chargés de nuances qui permettent de les distinguer nettement les uns des autres. En savoir plus : Ouest, occident, ponant, couchant
Dans son Dictionnaire critique de la langue française (1787-1788), Jean-François Féraud écrivait en tête de l’article « Baser » : « Mot nouveau, aujourd’hui fort à la mode. ». En savoir plus : Baser
Les adjectifs préhensible et préhensile sont des paronymes, c’est-à-dire qu’ils ont une prononciation et une graphie qui se ressemblent mais un sens différent. Le premier, attesté depuis le 16ème siècle, s’emploie pour qualifier ce qui peut être saisi, concrètement ou abstraitement. On peut ainsi parler d’un objet ou d’une idée facilement préhensible. Le second arrive deux siècles plus tard, dans la langue de la biologie, pour qualifier un organe qui permet la préhension. On peut ainsi parler de la queue préhensile des singes hurleurs et de l’hippocampe, ou des pinces préhensiles de certains crustacés. En savoir plus : Préhensible, préhensile
Le nom affabulation a d’abord désigné la trame d’une œuvre d’imagination, tandis que fabulation désignait le fait de présenter comme vraies des histoires inventées et, par métonymie, ces histoires elles-mêmes. On a longtemps fait le départ entre ces deux noms, mais force est de constater qu’ils ont été fréquemment employés l’un pour l’autre. En savoir plus : « Affabulation » et « Fabulation »
Les canicules font souffrir tous les organismes. Les sportifs qui savent qu’ils auront à prendre part à des compétitions sous de fortes chaleurs essaient d’habituer leur corps à ces températures élevées, par exemple en s’entraînant aux heures les plus chaudes du jour. En anglais, ce processus s’appelle heat training. On commence à rencontrer cette locution dans des articles rédigés en français. Sans doute pourrait-on la remplacer par des tours comme entraînement (ou accoutumance, acclimatation, adaptation) à la chaleur.
On rencontre de plus en plus, dans des journaux français traitant de sports, le sigle MVP, abréviation de l’américain most valuable player. Rappelons aux non-spécialistes que most valuable player est le titre attribué chaque année, depuis 1956, au meilleur joueur du championnat nord-américain de basket-ball ; par la suite il a aussi été décerné dans d’autres sports collectifs. On pourrait remplacer ce sigle ou sa forme développée par le groupe nominal meilleur joueur, qui était d’ailleurs encore en usage il y a peu.
Les noms respectifs de ces fruits, en français comme dans d’autres langues, ne sont pas sans intérêt et méritent que l’on s’y arrête. En savoir plus : Les fruits rouges.
La règle et l’usage veulent que l’on emploie le verbe coasser pour parler du cri des grenouilles et croasser pour celui des corbeaux, mais La Fontaine ne suit ni l’une ni l’autre. En savoir plus : Coasser et croasser
Pourriez-vous nous dire si l’emploi de la formule suivante C’est à vous à faire quelque chose est correcte ou s’il faut utiliser C’est à vous de faire quelque chose ? Lire la réponse.