1. Une
étendue d'eau douce est
pêchable
si
on peut y pêcher.
Un
poisson pêchable peut
être pêché. Ce mot est
dérivé de pêcher, avec le suffixe -able.
Une
ligne pêchante, un leurre pêchant, un attirail de pêche pêchant
sont efficaces pour capturer favorablement le poisson. Ce mot vient
du participe présent de pêcher.
Une pêche
est l'action ou la
manière de pêcher, d'attraper du poisson (la
pêche à la ligne,
la pêche à la mouche,
la pêche à pied)
; le produit de la pêche ; l'action de chercher et
éventuellement de recueillir quelque chose ou quelqu'un.
Une pêche à gué est une pêche à la
ligne que l’on pratique dans un cours d’eau en se tenant debout
immergé jusqu’à la ceinture. En anglais : wading. Voir
aussi : pantalon-bottes. JORF du 19/08/2015.
Une pêche aux ailerons ou une amputation
des ailerons de requin sont la pratique consistant à capturer
des requins pour leur couper les ailerons et la nageoire caudale puis
à les rejeter mutilés à la mer. En anglais : shark finning.
JORF du 13/05/2012.
Une pêche ciblée est la pêche destinée
à la capture d'une espèce cible. En anglais : directed fishing.
Voir aussi : espèce cible. JORF du 30/11/2001.
La pêche minotière est la pêche dont les
captures sont destinées à la production industrielle de farines et
d’huiles de poisson. La pêche minotière se pratique avec des
filets à petites mailles qui capturent de grandes quantités de
poissons, principalement de petits pélagiques ; elle n’est pas
sélective. En anglais : fish meal fishery ; industrial
fishery ; reduction fishery. Voir aussi : pêche sélective. JORF
du 19/08/2015.
La pêche dite minotière, par opposition à la
pêche alimentaire, est spécialisée dans la capture d’espèces
transformées en farines, en huiles par les usines de réduction. On
l’appelle aussi « pêche à finalité industrielle » (Carré,
2006). La pêche minotière se pratique avec des filets à petites
mailles qui capturent de grandes quantités de poissons,
principalement de petits pélagiques ; elle n'est pas sélective. En
savoir plus : Géoconfluences.
La pêche minotière est un
domaine de production primaire dans lequel l'exploitation des
ressources halieutiques cherche à remplir des objectifs de trois
ordres : économique
(réaliser
des bénéfices supérieurs au seuil garantissant la rentabilité du
secteur), sociétal
(assurer la
pérennité des activités, des équipements, et des salariés),
biologique (préserver
et pérenniser les stocks de poissons exploités, voire
surexploités).
En savoir plus : Encyclopédie
de l'Académie d'Agriculture de France.
La pêche monospécifique est la pêche
dirigée vers la capture d'une seule espèce cible. En anglais :
single-species fishery. La pêche plurispécifique est
la pêche dirigée vers la capture de plusieurs espèces cibles. En
anglais : multispecies fishery. Voir aussi : espèce cible.
JORF du 30/11/2001.
La pêche rebelle est une pêche sportive
au cours de laquelle les pratiquants transgressent la règlementation
en vigueur dont ils contestent le bien-fondé. L'expression gangsta
fishing, empruntée de l'anglais, est à proscrire. JORF du
21/04/2011.
La pêche sélective
est la pêche mettant en œuvre des engins et des techniques capables
de capturer soit des espèces déterminées, soit des individus de
taille ou de poids déterminés. En anglais : selective fishing.
Voir aussi : pêche minotière. JORF du 30/11/2001.
La pêche sportive en
bord de mer ou le lancer dans la vague sont une pêche
sportive pratiquée en bord de mer dans la zone de déferlement. En
anglais : surf casting ; surfcasting. JORF du 12/06/2018.
La pêche urbaine est
une pêche sportive itinérante, pratiquée en milieu urbain selon
les principes du pêcher-relâcher. En anglais : street fishing ;
urban fishing. Voir aussi : pêcher-relâcher. JORF du
21/04/2011.
Une, un garde-pêche
sont des agents chargés de la surveillance de la pêche.
Un garde-pêche est un
bateau chargé de la surveillance de la pêche côtière. Le pluriel
est des garde-pêches.
La famille du mot pêche
continue une famille de mots latins : pêcher vient de piscari,
pêcheur de piscator ; le nom pêche a été tiré du verbe
pêcher. En latin ces mots étaient transparents (ou, comme on dit à
présent, motivés) par rapport au nom du poisson piscis.
Aujourd’hui, par suite de l’évolution linguistique, nous ne
percevons plus aucun rapport de forme entre les mots pêcheur et
poisson. En savoir plus : Georges Gougenheim.
Le mot halieutique (qui
concerne la pêche, notamment la pêche en mer) est emprunté au
latin classique halieuticus « de pêcheur », pluriel neutre
halieutica halieutiques [traité de pêche, titre d'un ouvrage
d'Ovide], en grec α ̔ λ ι ε υ τ ι κ ο ́ ς « de pêche ou
de pêcheur » (η ̔ α ̔ λ ι ε υ τ ι κ η ́ « la pêche
»). D'où : une halieutique (l'art de la pêche, notamment de la
pêche en mer ; un traité sur la pêche).
Le verbe pêcher
signifie capturer
ou essayer de capturer, de sortir de l'eau des poissons, des
crustacés, des mollusques ou d'autres animaux ; aller chercher au
fond de l'eau, retirer de l'eau, ramasser ; prendre, saisir ;
chercher, découvrir. Ce
verbe vient du latin populaire piscare,
du latin
classique
piscari
« pêcher
», dérivé
de piscis
« poisson
».
Le pêcher-relâcher
est la pratique de pêche à la canne dans laquelle le poisson est
capturé avec précaution pour être remis à l'eau sur place.
L'emploi de l'expression « pêche no-kill », empruntée de
l'anglais, est à proscrire. En anglais : catch-and-release.
Voir aussi : pêche urbaine. JORF du 19/12/2010.
Une
pêcherie
est un lieu de pêche
; un ensemble d'installations spécialement aménagées pour la pêche
; un stock de ressources halieutiques d'un domaine géographique
donné, exploité par une flottille donnée. Ce nom est dérivé du
verbe pêcher, avec le suffixe -erie.
Une pêcherie est, selon la définition de l’IFREMER, « une entité
de gestion d’une capacité de pêche circonscrite à une zone
géographique donnée, où opèrent différents métiers qui
capturent des espèces occupant des habitats de caractéristiques
semblables ». Ainsi, la flotte de pêche française travaille la
pêcherie du golfe de Gascogne, les pêcheries thonières de l’océan
Indien (Couliou, 2019), ou la pêcherie profonde.
Une pêcherie peut être monospécifique, spécialisée dans la
capture d’une seule espèce cible, ou au contraire plurispécifique.
Une pêcherie durable est un espace où le stock prélevé
n’endommage pas la bonne santé de la population et permet l’entrée
d’une cohorte de recrues au moins égale à l’effort de pêche.
C’est l’importance du groupe de géniteurs qui détermine la
viabilité de la pêcherie puisque c’est de lui que dépend
l’abondance des naissances.
L’échelle de la pêcherie est une échelle pertinente pour la
gestion des ressources halieutiques.
En savoir plus : Géoconfluences.
Une pêchette est un
petit filet pour la pêche aux écrevisses et aux crevettes. Ce nom
est dérivé du verbe pêcher, avec le suffixe -ette (-et).
Une pêcheuse, un pêcheur sont ceux qui
pêchent (une marin pêcheuse, un marin pêcheur). Ce
nom vient du latin piscator,
piscatoris,
accusatif de piscatorem
« pêcheur
», dérivé
de piscari
« pêcher
».
Un
martin-pêcheur est un passereau, un oiseau.
2. Un
cheval péchard ou pêchard est aubère, sa robe est
constituée de poils blancs et alezans mélangés. Le mot pêchard
signifie « gris tirant sur la couleur de la fleur de pêcher [en
parlant des chevaux] ». Voir aussi pinchard.
Une pêche est le fruit du pêcher.
Familièrement, c'est une tête, un visage, ou un coup de poing, une
gifle. Se fendre la pêche signifie bien s'amuser, rire aux éclats.
Avoir la pêche signifie être plein de dynamisme, être en pleine
forme. Ce nom vient du bas latin
persica
« pêche
», de (malum)
persicum proprement «
fruit de Perse
», ainsi nommé en raison de
sa provenance. Les noms du pêcher en latin
étaient persica arbor
proprement « arbre
de Perse »,
persicus, persica malus.
Les
pêches Melba ont été ainsi nommées en 1893 par le cuisinier
français
G. A. Escoffier, en l'honneur de la cantatrice australienne Nellie
Melba.
Le
nom de la pêche vient du latin persica,
« fruit du pêcher » (VIe s.) qui a été aussi pessica
au 4ème siècle.
Ce nom est un neutre pluriel collectif pris comme un féminin
singulier comme poma,
« pommes » et donc «
pomme ». Plus anciennement, la pêche remonte à l'ellipse de malum
persicum, « la pomme de
Perse » (Ier
s.), tandis que l'arbre était persicus,
persicus arbor et
persicus malus,
« arbre de Perse ». Le fruit comme l'arbre étaient désignés par
leur origine. En savoir plus
: site de Dominique Didier.
Un pêcher est un arbre fruitier. Ce nom est dérivé d'une
pêche.
L'adjectif pêchu, pêchue, qualifiait
quelqu'un qui a la pêche, est en grande forme, plein d'ardeur ; ce
qui a un rythme soutenu.
Le nom (une) persicaire est
emprunté au latin médiéval persicaria, dérivé de persicus
« pêcher (arbre) ».
Le
nom (un) persicot est dérivé à l'aide du suffixe -ot du latin
persicus (voir : persique) ou du français persicque «
espèce de grosse pêche ».