Une peau est la membrane résistante, imperméable et élastique qui recouvre le corps des animaux vertébrés et de certains invertébrés ; l'épiderme de l'être humain ; ce qui forme une enveloppe ou une pellicule épaisse autour de quelque chose ou à la surface de quelque chose ; en savoir plus : CNRTL. Ce nom vient du latin classique pellis « peau d'animal, fourrure, peau tannée, cuir, parchemin, enveloppe extérieure », qui dans le parler populaire a supplanté cutis « peau d'homme ».
Le Dictionnaire des régionalismes de France indique que se lever la peau, s’enlever la peau signifient se décarcasser, faire beaucoup d’efforts, se donner beaucoup de mal.
Une peau d'étanchéité est une paroi, généralement en acier, placée sur la face interne d’un ouvrage en béton afin d’en assurer l’étanchéité. En anglais : liner ; steel liner [en métal]. JORF du 23/04/2016.
L'adjectif peaucier, peaucière, signifie inséré(e) dans la peau : un (muscle) peaucier.
Un peaufinage est une finition méticuleuse. Le verbe peaufiner signifie apporter un soin minutieux à l'exécution ou à la finition de quelque chose ; apporter un soin méticuleux à sa toilette ; nettoyer avec une peau de chamois. Ce verbe est probablement dérivé. de peau-fine « camarade imberbe au teint rosé » (1830 à St Cyr) d'où le sens premier du verbe.
L'adjectif peau-rouge était relatif aux Indiens vivant sur les territoires actuellement partagés entre le Canada et les États-Unis. Une, un peau-rouge étaient des Indiens vivant sur ces territoires. Ce nom a été utilisé pour désigner des apaches, c'est-à-dire des malfaiteurs qui pratiquaient l'agression et le vol à Paris ou dans les grandes villes.
Le verbe se peausser a signifié changer de vêtement, mettre les vêtements d'un autre.
La peausserie est le travail des peaux, des cuirs.
Une peaussière, un peaussier sont ceux qui transforment les peaux en cuirs.
L'adjectif peaussu, peaussue, signifie qui présente de nombreux replis de peau.
Le latin distinguait, dans son vocabulaire, la peau de l’homme (cutis) de la peau des animaux (pellis), mais, comme toutes les langues populaires, le latin populaire se plaisait à appliquer aux hommes les dénominations propres aux animaux. Il a donc gardé un mot unique : pellis, devenu peau en français. De même dorsum (en latin populaire dossum), « croupe des animaux », a éliminé tergum (« dos humain »). En savoir plus : Georges Gougenheim.
Cutis n’existe en français que dans des mots d’emprunt appartenant à la langue médicale : cutané, sous-cutané, cuti-réaction. Peau désigne la peau des animaux sur eux-mêmes et aussi quand, séparée du corps, elle sert à confectionner des vêtements ou des objets. Nous disons par exemple des gants de peau. On connaît les vers de Victor Hugo (dans La Légende des siècles) : Lorsqu'avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes… Caïn se fut enfui de devant Jéhovah. Peau se dit, en particulier, des peaux d’animaux à fourrure dont on fait des vêtements. Dans La Chanson de Roland, les grands portent des « pels (peaux) de martre ». Deux groupes de dérivés, qui apparaissent dès le Moyen Âge, correspondent aux deux façons de travailler les peaux : 1. pelletier et pelleterie se disent du travail de la fourrure et sont faits sur la forme pel avec un double suffixe -et -ier (erie) ; 2. peaussier et peausserie, faits sur la forme peau, s’appliquent au travail de la ganterie et à ses analogues. En savoir plus : Georges Gougenheim.
Le nom (un) cuir vient du latin classique corium « peau de l'homme » et « peau des animaux ».
Le mot cutané est dérivé du latin cutis « peau » avec le suffixe -ané sur le modèle du bas latin intercutaneus et subcutaneus.
Le verbe dépiauter est dérivé de piau forme dialectale de peau. D'où : un dépiautage, dépiauté.
derm-, derma-, dermato, dermo- sont tirés du grec δ ε ́ ρ μ α, α τ ο ς « peau ».
Le nom (un) derme et l'élement -derme sont empruntée au grec δ ε ́ ρ μ α « peau ». D'où : -dermie.
Le nom (une) écorce vient du latin impérial scŏrtea « manteau de peau », de scorteus « de cuir, de peau ».
Le verbe écorcher vient du bas latin excorticare « écorcer », formé sur le latin classique cortex « enveloppe ; tout ce qui couvre ».
Le nom (un) érysipèle (ou érésipèle, érésypèle) (une infection cutanée aigüe) est emprunté au latin médical erysipelas, en grec ε ̓ ρ υ σ ι ́ π ε λ α ς « érysipèle, inflammation de la peau ». D'où : érysipélateux.
Le nom (une) excoriation est emprunté au latin médiéval excoriatio, terme de médecine. Le verbe excorier est emprunté au bas latin excoriare « écorcher la peau » (ex et corium « peau », voir : cuir).
Le nom (une) moleskine ou molesquine (une étoffe ou une toile de coton) est emprunté à l'anglais moleskin, composé de skin « peau » et mole « taupe », attesté depuis 1668 comme terme désignant la fourrure de peau de taupe ou toute fourrure dont le rasage des poils lui donnerait un aspect semblable (la surface du tissu étant rasée au cours de la fabrication de ce velours).
Le nom (un) oripeau, (des) oripeaux est composé à l'aide de l'ancien adjectif orie « doré », emprunté au latin aureus « d'or » et de pel, voir : peau.
Le verbe peler vient du bas latin pĭlare (de pĭlus, voir : poil) au sens de « arracher les poils, épiler », avec, par étymologie seconde, rapprochement de l'ancien français pel (peau), d'où est issu le sens de « ôter la peau ». D'où : un (bois) pelard, une pelade, un pelage (2), pelé, une pelure.
Le nom (une) pelisse vient du bas latin pellicia « vêtement fait de peaux » issu du latin tardif pellicius, pelliceus « fait de peaux (dérivé de pellis, voir : peau) » en sous-entendant un terme comme tunica ou vestis.
Le nom (une) pellagre (une maladie) est emprunté à l'italien pellagra, dérivé de pellis (peau) formé sur le modèle de podagra « goutte aux pieds ». D'où : pellagreux.
Le nom (un) pelletier (celui qui achète des peaux et les prépare) est dérivé de l'ancien français pel « peau » à l'aide du suffixe -(et)ier. D'où : une pelleterie.
Le nom (une) pellicule est emprunté au latin pellicula « petite peau ; pelure d'un fruit » (diminutif de pellis « peau »).