Un écu papelonné ou papillonné est chargé d'écailles figurées par des demi-cercles imbriqués. L'adjectif papelonné, papelonnée, qualifie ce qui semble couvert d'écailles. Ce mot est issu d'une forme ancienne de papillon.
Le verbe papelonner a signifié couvrir d'éléments ressemblant à des écailles.
L'adjectif papilionacé, papilionacée, signifie pourvu(e) de cinq pétales inégaux en forme d'ailes de papillon déployées. Une mouche papilionacée a les ailes courtes et couvertes de poils fins et ras. Les valves d'une (coquille) papilionacée rappellent par leur forme des ailes de papillon. Ce mot est emprunté au latin des botanistes papilionaceus de même sens, dérivé savant de papilio, voir : papillon (avec le suffixe -aceus, voir : -acées).
Effectivement, la gousse est le fruit caractéristique des plantes de la famille des fabacées ou légumineuses. Cette famille regroupe près de 20 000 espèces ce qui la place au troisième rang des familles de plantes à fleurs, derrière les orchidées et les astéracées ou composées. Autrefois, on la connaissait sous le nom évocateur de papilionacées car la majorité de ses espèces possèdent des fleurs irrégulières à cinq pétales dont l’ensemble fait penser à un papillon en vol Extrait de Un fruit, une famille : la gousse et les légumineuses (Zoom nature).
Les papilionidés sont une famille d'insectes lépidoptères glossates (rhopalocères) eulépidoptères ditrysiens papilionoïdes. Ce nom est dérivé du latin papilio, papilionis « papillon », avec le suffixe -idés.
Les papilionoïdes sont la super-famille d'insectes lépidoptères glossates, eulépidoptères, ditrysiens, regroupant les familles des lycénidés, nymphalidés, papilionidés, piéridés et riodinidés.
Un papillon est le nom usuel des insectes adultes de l'ordre des lépidoptères, aux quatre ailes habituellement couvertes d'écailles fines comme la poussière, et parés de couleurs plus ou moins brillantes et généralement pourvus d'une spiritrompe capable d'aspirer le nectar des fleurs ; ce qui en a la forme ; une personne brillante, versatile, inconstante ; un feuillet inséré dans un ouvrage ; une feuille jointe à un texte, à un document ; un avis de contravention posé sur le pare-brise. Ce nom est une altération expressive (pap- avec répétition du p évoquant le battement des ailes de l'insecte), de pavillon au sens 1, du latin papilionem, accusatif de papilio de même sens (voir : pavillon). Comme terme de sports papillon est probablement un calque de l'anglais butterfly.
Un papillon est un petit papier détachable à bande semi-adhésive. « Post-it », qui est un nom de marque, ne doit pas être employé. En anglais : post-it note ; stick note. JORF du 18/01/2005.
Nous avons déjà évoqué largement cette funeste incompatibilité entre biodiversité et intensification de l’agriculture avec l’exemple des papillons de jour (voir la chronique : Fleurs et papillons unis dans un même déclin) ou d’une manière plus générale pour tous les insectes volants (voir la chronique : Crash silencieux en plein vol). Mais le groupe des papillons de nuit était resté jusqu’ici inexploré par rapport à cette problématique ; or, ils se distinguent par divers caractères généraux qui peuvent laisser penser qu’ils soient impactés différemment : une très grande diversité d’espèces et de nombreuses espèces dont les chenilles se montrent plutôt polyphages, c'est-à-dire capables de se nourrir souvent sur une large gamme de plantes nourricières. Extrait de Papillons de nuit et agriculture intensive (Zoom nature).
Un papillonnage est un papillonnement, un battement, une agitation, un éparpillement ; un caractère léger, volage, une absence de profondeur ; la sortie des papillons des cocons de vers à soie ; chacun des mouvements latéraux d'une drague effectué par des treuils latéraux.
Une papillonite est une dermatose provoquée par les lépidoptères aux écailles modifiées pour devenir urticantes. Voir aussi : érucisme.
L'adjectif papillonnant, papillonnante, qualifie ce qui papillonne, palpite comme des ailes de papillon ; ce qui a la légèreté du vol d'un papillon, va et vient sans s'arrêter ; quelqu'un qui ne se fixe pas, ce qui passe d'un sujet à l'autre de façon superficielle ; quelqu'un qui est badin, inconstant, volage.
Un écu papillonné ou papelonné est chargé d'écailles figurées par des demi-cercles imbriqués.
Un papillonnement est un papillotement, une agitation rapide, un battement ; l'action de papillonner, de passer d'un sujet à l'autre, de ne pas savoir se fixer.
Le verbe papillonner signifie palpiter, s'agiter rapidement comme des ailes de papillon ; aller d'une personne à une autre, d'un objet à un autre, sans s'arrêter, et sans nécessité ; passer d'un sujet à l'autre sans se concentrer, sans rien approfondir ; imprimer un mouvement de papillonnage à une drague ; ce verbe a signifié voler du linge dans les voitures des blanchisseurs.
L'adjectif papillonneur, papillonneuse, signifie qui papillonne, palpite. Une papillonneuse, un papillonneur étaient ceux qui volent du linge dans les voitures de blanchisseurs.
Le papillon était appelé en latin papilio. Ce mot a donné en ancien français, par une évolution phonétique normale, paveillon, pavillon. Mais au 10ème siècle, papillon a été refait sur le latin pour désigner l’insecte volant, pavillon ne subsistant que pour les sens figurés. Certains de ces sens sont d’ailleurs anciens : les écrivains romains du 3ème siècle de l’ère chrétienne donnent le nom de papiliones (pluriel de papilio) aux tentes des soldats. Peut-être les soldats appelaient-ils ainsi plaisamment leurs tentes à cause de la ressemblance des côtés de celles-ci avec un papillon aux ailes déployées. Au Moyen Âge, on continue à appeler les tentes des pavillons. À partir du 16ème siècle le nom s’étend à des bâtiments solides et notamment à de petites maisons d’agrément, au milieu d’un jardin. D’autres sens figurés de pavillon sont celui de « drapeau » ou d’« étendard » à la suite d’une comparaison analogue, et celui d’ouverture évasée d’un instrument de musique ou de l’oreille. En savoir plus : Georges Gougenheim.
Mais papillon, lui aussi, devait donner naissance à de nouveaux sens figurés et à des dérivés. On appelle nœud papillon une certaine forme de nœud dont la disposition rappelle les ailes du papillon. Une très petite affiche ou un minuscule rectangle de papier qu’on peut coller sur un livre sont aussi des papillons, sans doute à cause de leur petitesse et de leur légèreté. Le verbe papillonner se dit, depuis le 16ème siècle, de personnes qui voltigent çà et là ou qui se livrent à mille occupations sans arriver à se fixer. Cette fois, ce qui est en cause, c’est le vol irrégulier, imprévisible, du papillon, qui décrit souvent des lignes brisées quand il va de fleur en fleur. En savoir plus : Georges Gougenheim.
Le nom (un) pavillon vient du latin pāpiliōnem (accusatif de pāpilio) au sens de « tente », issu, par comparaison, du sens propre de « papillon », voir ce mot.
Le nom (un) parpaillot (un calviniste, un protestant ; un impie, un mécréant) est probablement issu, par substitution de suffixe, de parpaillon « papillon » lui-même issu, avec intercalation d'un -r-, de papillon, peut-être par comparaison de l'infidélité des protestants avec le vol des papillons qui passent de fleur en fleur.
Voir aussi : des farfalles (des pâtes alimentaires).
Un papillotage est l'action de mettre des papillotes sur la tête ; un papillotement, le mouvement des yeux, des paupières qui papillotent ; un effet produit par des points lumineux ou vivement colorés qui papillotent, s'agitent sans cesse ; un aspect flou, tremblé.
L'adjectif papillotant, papillotante, signifie qui papillote, clignote des yeux ; qui éblouit par une multitude de points lumineux ou par une lumière intermittente ; qui accumule les effets surprenants, les expressions brillantes.
Une papillote est un paillon, une paillette d'or ou d'argent brodée sur une étoffe, un vêtement ; un papillon, un petit morceau de papier tortillé en son milieu ; ce qui sert à rouler une mèche de cheveux ; une mèche ainsi frisée, une boucle mince en accroche-cœur ; un papier d'emballage fantaisie, tortillé ou frangé aux bouts ; une variété de bonbon ; un papier pour griller au four ou cuire à l'étouffée certains légumes, poissons, viandes ; un mets ainsi préparé ; un papier d'ornement dont on entoure le manche d'un gigot ou d'une côtelette. Ce nom est issu, par substitution de suffixe, de papillon ; les paillettes étant comparées aux ailes chatoyantes des papillons.
Un papillotement est l'action de papilloter, de cligner des paupières ; un éparpillement de points lumineux ou vivement colorés qui papillotent ou s'agitent sans cesse ; l'effet qui en résulte ; une juxtaposition, un éparpillement d'une multitude de couleurs qui papillotent ; une surcharge d'expressions brillantes ou d'effets déroutants dans le style d'un écrivain ; un mouvement incessant de la pensée d'un objet à un autre ; une oscillation lumineuse.
Le verbe papilloter signifie garnir la tête de papillotes, rouler les cheveux en papillotes pour friser ou onduler ; mettre un poisson, une viande, en papillote, envelopper d'une papillote ; avoir un éclat scintillant, des reflets mouvants par une lumière ou des couleurs trop vives ; éblouir par un flot de paroles ; manquer de netteté, trembloter.
Avoir les yeux qui papillotent, c'est battre rapidement des paupières, avoir un mouvement oculaire oscillant nerveux et involontaire ; voir trouble.
Le nom féminin papillote s’est dit de paillettes d’or et d’argent disposées sur des étoffes et aussi de petits morceaux de papier qui entourent les cheveux que l’on veut friser. Et encore de bonbons de chocolat dont l’enveloppe de papier rappelle cette disposition. Ici nous trouvons un souvenir de l’éclat et de la forme des ailes du papillon. En savoir plus : Georges Gougenheim.
Le verbe papilloter et son dérivé papillotage se disent d’un clignotement rapide des paupières qui empêche les yeux de se fixer sur un point. Les critiques d’art du 18ème siècle s’en sont servis pour désigner l’effet produit par des couleurs trop vives et trop tranchantes qui éblouissent et fatiguent les yeux. À leur suite, les critiques littéraires les ont dits d’un style trop continuellement brillant qui produit sur l’esprit le même effet que les couleurs sur la vue.